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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLes Hurricanes de la Caroline ne sont plus qu’à une victoire de remporter la Coupe Stanley, et la façon dont leur capitaine Jordan Staal aide à tracer leur chemin relève de la légende.
Jeudi soir, Staal a rejoint une très courte liste à laquelle appartiennent Maurice Richard, Jean Béliveau et l’illustre Cyclone Taylor, en marquant un but dans chacun des cinq premiers matchs d'une finale de la Coupe Stanley.
Marquer dans cinq matchs de suite en finale, peu importe lesquels, est un truc que l'on n'avait pas vu en 53 ans.
Le dernier but en date a permis de répliquer aux Golden Knights de Vegas, qui avaient ouvert la marque en première période. En fin de compte, les visiteurs auront eu l’avance pendant moins de cinq minutes dans ce cinquième affrontement.
Les Hurricanes ont ensuite pris le contrôle du match. Ils ont déjoué le gardien Carter Hart quatre fois dans une cinquième rencontre de suite et ont fait le délice de leurs partisans en l’emportant 4-2.

Le gardien des Golden Knights Carter Hart s'est fait déjouer à quatre reprises lors du cinquième match de la série finale de la Coupe Stanley.
Photo : Associated Press / James Guillory
Staal hante les Golden Knights
L'aîné de Jordan Staal, Eric, avait soulevé la coupe Stanley dans l’uniforme des Hurricanes en 2006. Vingt ans plus tard, à sa 14e saison en Caroline, son frère pourrait faire la même chose, dimanche soir, à Vegas.
Nous sommes devant un vétéran de 37 ans qui, même s’il a marqué plus de 300 buts au cours d’une carrière de plus de 1400 matchs, a acquis sa réputation d’abord et avant tout en tant que centre défensif.
Jack Eichel peut en témoigner : depuis le début de la finale, Staal a été sans pitié pour lui et il est parvenu à le neutraliser à forces égales. Nick Suzuki et le Canadien avaient vécu la même chose en finale d’association.
Or, Staal est également en état de grâce à l'attaque et touche la cible à une cadence inouïe. Au cours des huit dernières saisons, il n’a jamais atteint le plateau des 40 points. Il n’est pas exactement une dynamo offensive. Et pourtant, Staal hante les Golden Knights en dominant le bas de l’enclave, d’où il a encore marqué jeudi soir.
Le jeu commence avec une rondelle en coin de territoire. Le défenseur Brayden McNabb sent qu’il va se faire plaquer par Staal et il se débarrasse rapidement du disque le long de la rampe. La rondelle reste toutefois emprisonnée en zone des Golden Knights. Staal retourne devant le filet et McNabb n’est pas là à temps pour l’empêcher de rediriger la passe de Nikolaj Ehlers derrière le gardien.
Ça a été comme ça tout au long de la finale.
Staal domine à l'attaque, est efficace en défense, frappe et est carrément intraitable au cercle des mises au jeu. Depuis le début de la finale, il a remporté 69 % de ses mises au jeu. Une cadence impossible.
Les héros ont tous leur iconographie. En troisième période du quatrième match, on l’a vu déjouer Hart même s’il était en déséquilibre. Cela s’est révélé le but vainqueur.
Si les Hurricanes parviennent à remporter la Coupe Stanley, la célébration de ce but – à plat ventre sur la glace, ses bras gesticulant vers le haut – risque d’être l’image qui symbolisera la victoire des Hurricanes.

Jordan Staal célèbre un but couché sur la glace lors du quatrième match de la finale de la Coupe Stanley.
Photo : Getty Images / AFP / Ethan Miller
Encore trois points pour Ehlers
Staal n’est bien sûr pas le seul à s'imposer.
La soirée avait mal commencé pour Nikolaj Ehlers : il a hérité de sa première de deux punitions pour avoir retardé le match à la suite d’une rondelle envoyée par-dessus la baie vitrée. Il en était bien gêné après le match.
Les Golden Knights ont profité de cet avantage numérique pour ouvrir le pointage, gracieuseté de Pavel Dorofeyev, qui a inscrit les deux buts de son équipe.
Par la suite, Ehlers a toutefois fait plus qu’amende honorable en récoltant trois mentions d’aide. Il est devenu le 10e joueur dans l’histoire des séries à connaître deux matchs consécutifs de trois points en finale de la Coupe Stanley.
Il y a bien sûr eu cette passe qui a permis à Staal de trouver le fond du filet. Le Danois a néanmoins réservé sa plus belle manœuvre pour Andrei Svechnikov en troisième période. Une passe en pivot directement sur le bâton de son coéquipier.
À travers les manœuvres qui ont entouré le bref passage de Mikko Rantanen en Caroline la saison dernière, on oublie parfois que les Hurricanes sont sortis de l’exercice en ayant l’argent nécessaire pour offrir un contrat à Ehlers en tant que joueur autonome.
S’il avait laissé les amateurs des Jets de Winnipeg sur leur faim avec ses performances dans les séries, il montre un tout autre visage en Caroline, où son contrat de 8,5 millions de dollars par année pendant 6 ans s'annonce comme une aubaine.
En plus de Staal, Ehlers serait un très bon candidat au trophée Conn-Smythe remis au joueur par excellence des séries.

Andrei Svechnikov a enregistré un doublé dans le cinquième match de la série finale de la Coupe Stanley.
Photo : Getty Images / Bruce Bennett
Svechnikov en est un autre qui s’est illustré, jeudi.
Plusieurs les montraient du doigt, Sebastian Aho et lui, pour leur discrète production depuis le début des séries. Or, ils ont tous les deux bien performé dans cette victoire. Aho a couronné la meilleure deuxième période de la série pour son équipe avec son deuxième but en 14 matchs.
Quant à Svechnikov, il a marqué deux fois en supériorité numérique. Les Hurricanes en sont rendus à 6 buts en 14 occasions lors des quatre derniers matchs. Ce n’est pas vilain du tout.
Tortorella promet de revenir
Tout n’est pas perdu pour les Golden Knights, qui retournent à Vegas pour le sixième match, là où ils ont gagné 7 affrontements sur 10 dans les éliminatoires.
Certaines choses ne vont pas si mal pour eux.
Eichel a été beaucoup plus dangereux dans le cinquième match qu’il ne l’avait été auparavant.
Dorofeyev, qui avait fait l’essentiel de ses dommages dans les deux premiers tours des séries, s’est lui aussi manifesté.
Et sur le plan collectif, ils ont quand même limité les Hurricanes– cette machine à tirer au but – à seulement 10 tirs en première moitié de rencontre.
D’un autre côté, leur indiscipline coûte cher. L’entraîneur-chef John Tortorella s’est obstiné à garder Hart devant le filet, et il serait maintenant bien tard pour procéder à un changement de gardien, au moment où son équipe fait face à l’élimination.
Brandon Bussi, le nouveau vis-à-vis de Hart, lui est supérieur en ce moment.
Et voilà que les Golden Knights ont perdu les services du centre William Karlsson, blessé en milieu de rencontre.
On va revenir ici [en Caroline], a cependant assuré Tortorella aux journalistes. Je vais laisser mes vêtements ici, ils seront à l’hôtel!
Nous pourrons tester de nouveau la théorie selon laquelle le rythme au hockey ne se transpose pas d’un match à l’autre. C'est une série extrêmement serrée jusqu’à maintenant, divertissante et âprement disputée, mais les Hurricanes ont vraiment donné l’impression d’être la meilleure équipe dans les 40 dernières minutes du cinquième match.
Les Golden Knights doivent prouver que ce n’était qu’une illusion.


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