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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDe jeunes équipes ambitieuses, des ténors qui souhaitent conserver leurs privilèges au sommet de la pyramide, un ou deux retour(s) en force et aucune organisation ouvertement en reconstruction ; la compétition sera particulièrement relevée cette saison dans l’Association est de la Ligue nationale de hockey (LNH).
Aux plus optimistes, il nous incombe de nous faire le messager de la triste nouvelle. Cette demi-finale atteinte par le Canadien de Montréal l’an dernier ne sera pas nécessairement la nouvelle norme. Aussi talentueuse soit cette équipe, elle souffre encore d’immaturité et comporte quelques lacunes majeures, nommément ce sempiternel trou au centre du deuxième trio.
Sans compter que bien des formations ont fourbi leurs armes cet été, d’autres tentent comme elles peuvent de maintenir la tête hors de l’eau, tandis que le CH a opté pour la patience, attendant la bonne occasion qui n’est pas (encore) venue.
Tout le monde, dans cette association, aspire à participer aux séries éliminatoires, ce qui est pratiquement une anomalie dans cette ligue depuis l’instauration du plafond salarial. Quant à déterminer qui y parviendra, bien malin ou naïf, celui qui se risquera à de telles prédictions.
Néanmoins, l’heure est venue. La nouvelle saison de hockey en formule 84 matchs, une première depuis 1993-1994, est à nos portes. Plongeons tête première.
Analyse des forces en présence dans les deux divisions orientales du circuit Bettman.
L’Atlantique ou le groupe de la mort
Les Sabres, les Sénateurs, les Red Wings et le Canadien ont émergé de leur reconstruction à peu près en même temps avec un succès distinct. Les Panthers et le Lightning forment encore des équipes dominantes et les Bruins et les Maple Leafs ont toujours refusé de sombrer dans les affres de la reconstruction.
Il sera difficile de se détacher dans cette division d’où proviennent quatre des sept derniers champions de la Coupe Stanley.
À Montréal, l'arrivée de Chris Kreider est la seule addition notable de la saison morte. Peut-on dire du CH qu’il a stagné et, par conséquent, reculé? Pas nécessairement. Le Canadien demeure l'une des équipes les plus jeunes de la ligue et l’on peut penser que son groupe de meneurs est encore voué à s’améliorer, Lane Hutson et Ivan Demidov en tête. David Reinbacher n'a pas été en mesure de repousser Jayden Struble et Arber Xhekaj dans des rôles de réservistes. L’Autrichien n’a jamais autant joué en une saison que ses 63 matchs de l’an dernier. Une année cruciale pour le défenseur repêché au 5e rang en 2023. Les 16 autres joueurs parmi les 17 premiers de cette cuvée ont tous plus d’expérience que lui. Le temps presse.
L’amélioration du Canadien devra passer par le resserrement défensif. Il y a eu une progression entre la saison 2024-2025 et 2025-2026, certes, mais encore insuffisante pour s’imposer comme un aspirant. Montréal était 25e pour les chances de qualité accordées à l’adversaire et 26e pour les buts accordés anticipés l’année passée. En gros, Jakub Dobes a colmaté de nombreuses brèches en saison, sans parler des séries éliminatoires. Seuls les Bruins et les Leafs ont fait pire que le Bleu-blanc-rouge à ce chapitre.
Parlant de Toronto, voilà une équipe qui a subi une opération majeure. Nouveau régime, nouveau faciès, transplantation, greffe du foie et alouette. Pas moins de huit nouveaux joueurs débarquent dans la métropole canadienne, dont le gardien Sergei Bobrovsky, le défenseur Darren Raddysh et, surtout, le tout premier choix du dernier repêchage, Gavin McKenna. La dernière saison n’était-elle qu’un accident de parcours? Ce groupe rapiécé peut-il développer rapidement une chimie? Et, surtout, Auston Matthews redeviendra-t-il la supervedette qu’il a toujours été? Il y a de quoi s’inquiéter dans son cas. Son tir est moins vigoureux qu’avant, ses accélérations, moins explosives, et son taux de conversion de tirs en buts est passé sous les 12 % (11,9) pour la première fois de sa carrière. L’Américain reviendra au jeu après avoir subi une opération au genou gauche en mars dernier. Toronto sera meilleur que l’an dernier, mais à quel point?

Le nouveau joueur des Panthers de la Floride, Brady Tkachuk.
Photo : Twitter / Panthers de la Floride
Les Sénateurs d’Ottawa, malgré tout, peuvent se permettre des rêves de grandeur. Ce malgré tout fait ici référence à l’échange du capitaine Brady Tkachuk en Floride. Les Sénateurs ont minimisé les pertes en récupérant l’ailier William Eklund des Sharks au passage. Le départ du cadet des Tkachuk devrait aussi être celui de leurs soucis. Les Sens comptent sur une ligne de centres impressionnante et sur une défense étanche, 2e de toute la ligue l’an dernier pour les buts accordés anticipés par tranche de 60 minutes de jeu à cinq contre cinq. Oui, c’est très niché, mais ça fait d’Ottawa une excellente équipe défensive qui a été ralentie par l’incompétence de ses gardiens. Si Linus Ullmark est à la hauteur, les Sénateurs pourraient être redoutables. C’est à souhaiter dans leur cas, car il n’y a plus de renfort en vue parmi leurs espoirs, outre Carter Yakemchuk.
C’est moins réjouissant à Détroit, où la demande d’échange de Dylan Larkin a fait vaciller le plan de Steve Yzerman, lui-même écarté de son poste de directeur général pour ses insuccès répétés. Une équipe moyenne qui luttera pour sa survie, un peu comme Boston, qui a tout de même ajouté le talentueux J.J. Peterka pour donner un peu d’air à David Pastrnak.
Les Sabres ont perdu quelques plumes à court terme (Alex Tuch, Bowen Byram), mais demeureront compétitifs et sont allés chercher d’autres atouts pour le futur. Tout indique qu’il faudra les considérer comme une menace au titre de division pour les années à venir.
À travers tout ça, il faut compter sur les poids lourds de la Floride. Le Lightning a compensé la perte de Raddysh par l’embauche du vétéran John Carlson. Le noyau offensif et le gardien dominent toujours, or, la brigade défensive vieillit avec une moyenne d’âge de près de 32 ans. Les Panthers, pour leur part, ont des idées vengeresses après avoir raté les séries éliminatoires l’an dernier. Aleksander Barkov est de retour après une année blanche en raison d’une blessure, Matthew Tkachuk a retrouvé la santé et son frère Brady. Cette équipe n’a qu’un point d’interrogation et il se trouve devant le filet. À voir si Jacob Markstrom et Akira Schmid remplaceront adéquatement Bobrovsky. N’empêche, il devrait faire beau et chaud sous le soleil de Sunrise.
L’air se fera rare dans l’Atlantique.

À 37 ans, le capitaine Jordan Staal est le plus vieux joueur à être nommé joueur le plus utile des séries éliminatoires dans l’histoire de la LNH.
Photo : Getty Images / Bruce Bennett
La Métropolitaine : les Hurricanes et leurs subalternes
Il y a une constante depuis plusieurs années dans cette division : les Hurricanes de la Caroline. Ils ont remporté quatre des six derniers titres de la division, terminant au deuxième rang les deux autres fois. La bande de Sebastian Aho et de Jaccob Slavin a finalement soulevé la coupe Stanley après avoir trébuché trois fois en demi-finales précédemment. Les joueurs clés sont tous de retour, possèdent des ententes à long terme à des salaires parfaitement raisonnables en regard de l’inflation qui a frappé le circuit cet été. Une saine gestion qui place les Hurricanes en bonne posture pour maintenir leur hégémonie dans la Métropolitaine.
Les Capitals tenteront de les défier au sommet. On a trouvé des buteurs à Washington en embauchant Alex Tuch et en obtenant Jordan Kyrou des Blues de St. Louis en retour de Connor McMichael, une perte non négligeable. Les Caps se sont créé beaucoup de chances de marquer l’an dernier, mais peinaient à les concrétiser. Ça devrait changer. Ça fait aussi beaucoup de messieurs imposants pour une seule équipe. Les frères Protas, Pierre-Luc Dubois, Tom Wilson, Boone Jenner, Alex Ovechkin et compagnie. Au moins, il y a le petit frère de Lane Hutson, Cole, pour rééquilibrer tout ça.
C’est difficile à croire quand on connaît le coin, mais un vent de fraîcheur souffle sur les Devils du New Jersey à l’approche de l’automne. Sunny Mehta en est devenu le patron, il a convaincu son capitaine, Nico Hischier, de demeurer avec l’équipe pour plusieurs saisons et il a ciblé quelques joueurs pour ajouter de la profondeur à l’attaque. Les arrivées de Jesper Boqvist, d'Anthony Mantha et d'Evan Rodrigues donneront un coup de pouce aux vedettes. Justement, le salut des Devils passera par la bonne santé du buteur olympique en or, Jack Hughes, qui a raté au moins 20 matchs à chacune de ces trois dernières années. Voilà une formation qui n’a pas performé à la hauteur des attentes et de son talent récemment. Il y a quand même beaucoup d’incertitudes, d’abord en défense avec le mal-aimé Dougie Hamilton, ensuite devant le filet. Il n’est pas conseillé de donner le poste de gardien numéro un à Jake Allen à ce stade de sa carrière. Et pourtant…
Les autres équipes de la division soulèvent davantage de questions qu’elles apportent de réponses. Les Penguins ont déjoué tous les pronostics l’an dernier; pourront-ils le faire à nouveau ou ne serait-ce pas plus sage d’échanger quelques vétérans si jamais les choses tournent mal? Les Flyers poursuivent leur ascension, mais cherchent toujours du talent de pointe. Les Rangers ont ajouté le buteur Pavel Dorofeyev, mais se sont débarrassés du centre Vincent Trochek et ont semblé foncièrement dysfonctionnels depuis deux ans. Les Islanders et les Blue Jackets, ni mauvais ni bons, semblent destinés à vivoter dans le ventre mou, dans les limbes, endroit à éviter.
Seules trois équipes de la Division métropolitaine se sont qualifiées pour les séries éliminatoires l'an dernier. Ce pourrait bien être le cas à nouveau. Comme on le disait, il y a les Hurricanes et les autres.


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