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Voici les meilleurs espoirs du repêchage de la LPHF

16 hours ago 5

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Le repêchage 2026 est attendu depuis longtemps alors qu'on estime qu'il s'agit de la meilleure cuvée de talents depuis la création de la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF). Voici un tour d’horizon des meilleurs espoirs de ce repêchage qui inclura, pour la première fois, 12 équipes et qui aura lieu mercredi, à Détroit.

Quatre équipes d'expansion font leur arrivée dans la LPHF. Au cours des dernières semaines, les dirigeants de San José, de Hamilton, de Détroit et de Las Vegas ont pu piger dans les formations des huit autres équipes pour obtenir leurs 10 premières joueuses.

Des équipes ont alors été particulièrement décimées. C'est le cas de la Victoire de Montréal, qui a perdu les services de six joueuses lors des quatre premières phases du processus d'expansion.

Erin Ambrose (joueuse autonome), Maureen Murphy (joueuse autonome), Nicole Gosling, Hayley Scamurra, Shiann Darkangelo et Natalie Mlynkova ont signé des contrats ailleurs, quelques semaines à peine après avoir remporté la Coupe Walter avec Montréal. Marie-Philip Poulin, Laura Stacey, Ann-Renée Desbiens, Kati Tabin, Maggie Flaherty et Lina Ljungblom ont été protégées par Danièle Sauvageau.

Un total de 235 joueuses, provenant de huit pays et dont plus de 50 % jouaient dans la NCAA, sont admissibles à être repêchées mercredi soir. Les Goldeneyes de Vancouver détiennent le tout premier choix, puis le Torrent de Seattle, les Sirens de New York et les Sceptres de Toronto suivent dans l'ordre.


Les trois premiers choix

1. Caroline Harvey, défenseuse, Wisconsin (NCAA)/États-Unis

La défenseuse américaine, élue joueuse la plus utile lors des Jeux olympiques de Milan-Cortina, sera vraisemblablement le premier choix de cet encan. Malgré ses 23 ans, Harvey a déjà une feuille de route impressionnante. Elle a deux médailles olympiques, dont la médaille d'or obtenue en février dernier, et a participé à cinq championnats du monde avec l'équipe américaine.

Avec l'Université du Wisconsin, elle a remporté les grands honneurs à trois reprises et vient tout juste de gagner le prestigieux trophée Patty Kazmaier remis à la meilleure joueuse dans les rangs universitaires américains. La défenseuse de 1,72 m (5 pi 8 po) est une joueuse qui excelle autant défensivement qu'offensivement et aura un impact immédiat pour Vancouver et deviendra l'une des meilleures joueuses de la LPHF.

2. Abbey Murphy, attaquante, Minnesota (NCAA)/États-Unis

Plusieurs ont découvert Abbey Murphy lors des Jeux olympiques de Milan-Cortina alors que l'attaquante, parfois vue comme une petite peste sur la patinoire, a grandement ennuyé les défenseuses canadiennes. Ses habiletés offensives, son talent de marqueuse et sa réputation d'agitatrice sur la patinoire lui ont permis jusqu'ici d'obtenir du succès.

Elle a été phénoménale dans la NCAA, obtenant 40 buts et 66 points en 31 matchs la saison dernière. Seulement huit joueuses ont atteint la marque des 40 buts dans les rangs universitaires depuis 2010. Certains ont évoqué la possibilité qu'elle soit choisie au premier rang, mais, si cet honneur risque de revenir à Harvey, Murphy sera certainement le meilleur deuxième choix depuis la création de cette ligue.

3. Laila Edwards, attaquante/défenseuse, Wisconsin (NCAA)/États-Unis

Il s'agit d'un choix unique. En fait, il n'y a aucune joueuse qui ressemble à Laila Edwards présentement dans la LPHF. Une athlète de 1,85 m (6 pi 1 po) qui peut autant jouer comme défenseuse que comme attaquante. Et on ne parle pas ici d'un lointain souvenir, alors qu'elle n'était qu'une enfant. Ce sont deux rôles qu'elle occupait jusqu'à tout récemment.

Elle a été particulièrement efficace en défense lors des Jeux olympiques de Milan-Cortina en jouant dans le premier duo. Elle avait aussi remporté le Championnat du monde en 2025 à cette position. En 2024, elle a été choisie comme joueuse la plus utile lors du mondial alors qu'elle avait joué comme attaquante. À l'université, elle a joué aux deux postes, mais pour le repêchage, elle s'est rendue admissible en tant que défenseuse et a affirmé vouloir prioriser cette position.

Son ajout serait un atout de taille pour les Sirens de New York, qui possèdent beaucoup de talent offensif, mais qui ont été la deuxième équipe ayant accordé le plus de buts la saison dernière.


D'autres joueuses à surveiller

Tessa Janecke, centre, Penn State (NCAA)/États-Unis

La plupart des meilleurs espoirs ont joué avec le Wisconsin ou le Minnesota, deux universités reconnues pour la force de leur programme de hockey féminin. Avec Penn State, Janecke était dans une division moins forte, mais a tout de même trouvé un moyen de se démarquer. Elle en a fait suffisamment pour convaincre les dirigeants de l'équipe américaine de l'utiliser dans le premier trio lors du mondial en 2025. C'est elle qui avait marqué le but en or contre le Canada en grande finale.

Responsable en zone défensive, elle est aussi particulièrement efficace au cercle de mises en jeu. Une vraie joueuse de centre, douée dans les deux sens de la patinoire. Des atouts que tous les directeurs généraux recherchent et un profil rare dans la LPHF.

Kirsten Simms, attaquante, Wisconsin (NCAA)/États-Unis

Elle est probablement l'une des joueuses les plus créatives en possession de rondelle parmi celles disponibles. Seules Daryl Watts, Brianna Decker et Hilary Knight ont obtenu plus de points avec l'Université du Wisconsin.

Elle faisait partie de l'équipe américaine lors des Jeux olympiques de Milan-Cortina, mais s'est retrouvée dans un rôle de réserviste. Il faut s'attendre à ce qu'elle ait un impact immédiat dans la LPHF et qu'elle soit un atout de taille, particulièrement en avantage numérique.

Lacey Eden, attaquante, Wisconsin (NCAA)/États-Unis

On parle beaucoup de Murphy, de Harvey, de Simms ou d'Edwards, mais moins de Lacey Eden. Pourtant, elle a fini en tête des pointeuses dans la NCAA avec 77 points en 41 matchs et est la seule joueuse du lot à avoir remporté le mondial à quatre reprises.

Elle a acquis une belle expérience avec l'équipe américaine en participant à cinq mondiaux, mais n'a jamais été considérée pour y jouer un rôle important et a été retranchée pour les deux derniers Jeux olympiques. Une joueuse qui est souvent passée sous le radar au cours des dernières années, mais qui pourrait devenir la plus belle carte cachée de ce repêchage.

Petra Nieminen, centre, Lulea (SDHL)/Finlande

Des Européennes, qui jouaient notamment en Suède, ont attendu un certain temps avant de faire le saut en Amérique du Nord. C'est le cas de Nieminen, qui arrivera dans la LPHF à 27 ans après avoir passé les huit dernières saisons dans la Ligue élite de Suède (SDHL). L'année dernière, elle a obtenu 45 points en 27 matchs et a été la meilleure buteuse de la ligue à trois reprises.

Ses habiletés offensives sautent aux yeux et elle sera l'une des recrues avec le plus d'expérience, mais le défi sera tout de même de parvenir à s'adapter rapidement au style de jeu. Depuis la création de la LPHF, on a vu plusieurs joueuses qui avaient eu du succès en Europe avoir du mal à répéter leurs succès aux États-Unis ou au Canada. Elle demeure probablement l'une des meilleures joueuses de centre disponibles.

Andrea Brändli, gardienne, Frolunda (SDHL)/Suisse

Elle a amélioré ses chances d'être la première gardienne de but repêchée à la suite de sa performance aux Jeux olympiques. Elle a été élue meilleure gardienne, permettant à la Suisse de remporter la médaille de bronze. Après une belle carrière universitaire, elle a passé les trois dernières années en Suède, où elle a été choisie gardienne par excellence.

Avec la venue de quatre nouvelles équipes, il ne serait pas surprenant que la joueuse de 29 ans décroche un poste de partante dès sa première saison.

Laura Fortino, défenseuse, Real Torino (Italie)/Italie

La Canadienne en a surpris plusieurs en choisissant de se rendre admissible au repêchage à l'âge de 35 ans. Celle qui a porté les couleurs du Canada au Championnat du monde et aux Jeux olympiques a choisi d'honorer ses origines au cours des dernières années.

La défenseuse de 1,63 cm (5 pi 4 po) n'a jamais eu la chance de jouer dans une ligue professionnelle comme celle-ci, mais sa présence aux derniers Jeux olympiques, où elle a prouvé qu'elle pouvait encore être cette joueuse mobile, est venue changer la donne. Avec 100 nouvelles joueuses environ qui doivent faire leur entrée dans la LPHF à l'automne, voir Laura Fortino y faire ses débuts à 35 ans devient soudainement plus réaliste.

Jade Iginla, attaquante, Brown (NCAA)/Canada

Elle est la fille de l'ancien grand joueur canadien Jarome Iginla, mais elle est surtout une attaquante féroce capable de marquer des buts, particulièrement lorsqu'elle est positionnée autour du filet. À 21 ans seulement, elle est l'une des joueuses les plus jeunes du repêchage.

À sa quatrième saison avec l'Université Brown, elle a obtenu 33 points en 32 matchs. Cependant, l'année précédente, elle a connu une saison difficile avec seulement 16 points en 30 matchs. Est-ce que cette baisse de régime fera hésiter certains directeurs généraux? Elle ne fait pas partie des meilleurs espoirs, mais il faut s'attendre à ce que son nom soit prononcé d'ici la fin du repêchage.


Les Québécoises

Sena Catterall, centre, Clarkson (NCAA)

La Montréalaise sera probablement la première Québécoise repêchée. Catterall, qui est aussi membre de l'équipe canadienne de baseball, a passé les quatre dernières années à l'Université Clarkson. À 25 ans, elle est un peu plus vieille que la majorité des recrues, mais elle a affirmé que sa priorité serait dorénavant le hockey. Une attaquante polyvalente, une athlète complète, des atouts attrayants pour bien des dirigeants.

JessyMaude Drapeau, attaquante, Concordia (U Sports)

La capitaine des Stingers de Concordia risque quant à elle d'être la première Québécoise ayant joué dans le circuit universitaire canadien à être choisie. Et si elle n'était pas repêchée, il y a fort à parier qu'elle obtiendra un essai avec l'une des 12 équipes.

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