PROTECT YOUR DNA WITH QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAprès un record d'assistance vendredi soir avec près de 21 000 spectateurs au Centre Bell dans une défaite face aux Wing, le Tempo de Toronto a cette fois offert aux amateurs montréalais une victoire à l'arraché de 93-91 face au Liberty de New York pour clore en beauté le premier week-end de l'histoire de la WNBA dans la métropole.
Pour France Margaret Bélanger, présidente Sports et divertissement du Groupe CH, c’est un pari réussi, et une expérience qu’elle souhaite répéter l’an prochain.
Geoff Molson et France Margaret Bélanger avaient affiché leurs ambitions lors de l’annonce de la venue de ces deux matchs de la WNBA à Montréal, pour la première fois de l’histoire de la ligue professionnelle de basket féminin qui fêtera ses 30 bougies l’an prochain.
Les deux têtes dirigeantes du Canadien ont acquis des parts du Tempo de Toronto en septembre dernier, se joignant à un groupe d’investisseurs qui avaient obtenu la première franchise canadienne de la WNBA l’année précédente. Le Tempo n’avait pas encore joué un match à Toronto, ce qui fut chose faite en mai dernier, que les deux personnes d’affaires montréalaises avaient déjà annoncé la venue d’un week-end complet de la WNBA au Centre Bell.
Ç'a été un week-end absolument exceptionnel, a confié une France Margaret Bélanger radieuse à Radio-Canada.
Cette ligue existe depuis 30 ans et, 30 ans plus tard, on a la foule la plus importante d'un match de la WNBA. Pour moi l'intérêt des Montréalais pour le basketball il est là. On en a été témoins à plusieurs reprises à Montréal avec des matchs présaison des Raptors, et on présente des matchs de la G-League, avec beaucoup de succès, à Laval. C'est pour ça qu'on a fait ce pari.

La présidente Sports et divertissement du Groupe CH, France Margaret Bélanger.
Photo : Radio-Canada / Jean-Baptiste Demouy
Un pari double, puisque la plus modeste Place Bell aux 10 300 places assises, aussi propriété d’Evenko, avec une capacité d’accueil déjà supérieure aux 8500 sièges du Coca-Cola Coliseum qui accueille le Tempo à Toronto, aurait été une option bien raisonnable.
Mais l’ambition montréalaise était claire : établir un record pour un match de saison de la WNBA, comme la Victoire l’avait fait pour un match de hockey féminin au Centre Bell, avec 21 105 spectateurs. Cette fois, le chiffre final vendredi fut de 20 996 spectateurs, juste ce qu’il fallait pour battre la marque précédente de 20 700.
Dimanche, face au Liberty de New York, la foule était plus éparse avec un peu moins de 13 000 spectateurs, l’accent publicitaire ayant été mis sur le match de vendredi, mais à peine moins en voix.
Ravies de leur expérience à Montréal, et conquises par la foule bruyante et réactive du Centre Bell, les joueuses du Tempo étaient unanimes quant à la capacité de la métropole québécoise d’accueillir à nouveau des matchs de la ligue et, qui sait, une franchise dans le futur.
Je pense que c'est un week-end formidable pour la WNBA dans son ensemble, surtout parce qu'on a offert un beau spectacle. C'était un match passionnant à regarder comme à jouer. Mes coéquipières et moi nous sommes battues pour décrocher la victoire, pour essayer de définir notre identité et tout le reste. Alors, je pense que le fait de jouer ici, devant ce public, c'est énorme pour la ligue comme pour nous. Ça nous a donné un vrai regain d'énergie et de confiance. Honnêtement, c'était vraiment génial d'en faire partie, a relevé Marina Mabrey après la rencontre.
De voir la salle pleine, c'est super. C'était un moment important pour nous. C'est tellement bruyant. Ça change de Toronto où la salle est beaucoup plus petite. Les gens ne se rendent pas compte. C'est notre première saison, on vient d'arriver, et on fait un record. C'est un moment spécial, a souligné la meneuse de jeu belge Julie Allemand, qui a l'habitude des foules tout aussi bruyantes en Turquie l'hiver.
Une expansion, un jour à Montréal?
Or, si l’investissement de Geoff Molson et France Margaret Bélanger dans le Tempo de Toronto peut indiquer un intérêt pour amener un jour une équipe à Montréal, il faudra être patients… et assumer un risque financier plus important.
La WNBA a conclu une nouvelle ronde d’expansion cette année. Trois franchises (Détroit, Cleveland, Philadelphie) s’ajouteront progressivement à la ligue jusqu’en 2030. Surtout, le coût des franchises a explosé et Toronto a profité d’une dernière équipe à rabais.
Le Tempo n’a coûté que 50 millions de dollars américains au groupe mené par Larry Tennenbaum, ancien copropriétaire de MLSE, alors que les trois nouvelles franchises ont dû débourser 250 millions $ pour intégrer le circuit dirigé par Cathy Engelbert. Une hausse de 500 % qui pourrait refroidir les ardeurs des deux Montréalais… même si leur investissement dans le Tempo (dont la hauteur n’a pas été dévoilée) a été valorisé en moins d’un an.
France Margaret Bélanger est bien consciente du défi que représenterait d’amener une équipe de la ligue à Montréal, mais elle n’a pas fermé la porte sur l’intérêt du Groupe CH envers une équipe de la WNBA.
C'est sûr qu'il faut travailler une base de partisans réguliers qui s'achèteraient peut-être même des billets de saison. C'est à travailler, mais on l'a toujours fait. On l'a fait du côté de Laval avec le Rocket, c'est sûr que c'est du côté du hockey, mais c'est un défi qu'on relèverait certainement sans aucun problème, a assuré la femme d’affaires.
Néanmoins, en un week-end, Montréal aura démontré une fois de plus qu’elle est une ville d’événements, et que le Centre Bell deviendra le domicile Tempo du Tempo, pour un… ou plus qu’un week-end par saison.
Nos discussions sont à l'effet que le Tempo va revenir l’an prochain. Est-ce que ce sera la formule vendredi-dimanche? Est-ce que ce sera deux matchs séparés durant la saison? Le Tempo fait beaucoup d'essais, mais c'est certain que le Tempo va être de retour à Montréal.
Une victoire pour lancer la deuxième moitié de saison du Tempo
Équipe d’expansion, le Tempo ne possède pas les vedettes établies de ses deux adversaires du week-end. Vendredi soir, les maillots de Paige Bueckers des Wings de Dallas étaient presque aussi nombreux que ceux du Tempo dans les estrades, alors que le Liberty de New York possède en Breanna Stewart, Sabrina Ionescu et Jonquel Jones, un trio d’étoiles dont les étagères croulent sous les prix individuels, qui ont presque été en mesure d'effacer le coussin de 14 points que s'était construit le Tempo dans les trois premiers quarts.

Marina Mabrey (3) du Tempo de Toronto au duel avec Breanna Stewart du Liberty de New York, dimanche, au Centre Bell.
Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis
Mais l’éclosion de Marina Mabrey est sensationnelle. Autrice d’un match record de 53 points cette saison, l’ailière joue avec une hargne rare dont ses coéquipières s’inspirent jeu après jeu. Ancien choix de 2e tour, elle disputera son premier match des étoiles plus tard en juillet. Ce week-end, le public montréalais a vite été conquis par les assauts répétés de Mabrey vers le panier, l’épaule toujours dans la poitrine de ses adversaires pour se frayer un chemin là où bien d’autres n’osent pas aller.
De toute évidence, je pense que le plus important, c'est que Sandy [Brondello] me tienne responsable de mes actions sur le terrain, car elle me pousse vraiment à me dépasser, a déclaré Marina Mabrey. J'ai aussi apporté des modifications à mon jeu pendant la saison morte, notamment mon jeu de pieds. Je pense pouvoir me positionner plus facilement et je sais que je vais conclure. Et puis, bien sûr, quand on a des coéquipières qui vous font pleinement confiance…
C'est l'une des meilleures joueuses de la ligue pour se créer son propre tir, a insisté Sandy Brondello. J'en ai entraîné beaucoup de ce genre-là, et je l'ai souvent dit : elle adore ces moments-là. Elle a un excellent tir et une très bonne maîtrise du ballon. Mais elle est bien plus qu'une simple marqueuse : elle sait aussi créer du jeu pour les autres quand il le faut. Elle attire beaucoup l'attention des défenses, et je trouve qu'elle a aussi une excellente vision du jeu. Pour moi, l'idée est de placer des joueuses comme elle — qui travaillent dur et aspirent à l'excellence — dans des situations où elles peuvent justement briller.
Après 34 points vendredi soir dans la défaite, c’est encore Mabrey qui a été la plus en vue des joueuses du Tempo avec 30 points dimanche, toujours appuyée par la recrue lituanienne de 28 ans Laura Juskaite (18 points) et le métronome de l’attaque torontoise, la Belge Allemand (10 passes décisives), qui orchestre savamment toutes les possessions de l’équipe de Sandy Brondello... qui a toutefois la fâcheuse habitude de perdre sa fougue offensive en fin de rencontre. Un point à travailler pour la jeune formation, qui a franchi à Montréal la mi-saison de 44 matchs à une victoire de la dernière place donnant accès aux éliminatoires.
Enfin, le déclin de Kia Nurse, la meilleure joueuse canadienne des 10 dernières années, est manifeste. Malgré son statut de vedette locale, elle ne joue plus en moyenne que 11 minutes par match et n’a rien montré cette semaine à Montréal qui donne à penser qu’elle sera encore dans la ligue l’an prochain, avec seulement deux points au total, et un encore plus maigre 4 minutes d'utilisation dimanche.
Nurse était la seule Canadienne du Tempo avant jeudi quand sa coéquipière de l’équipe nationale Kayla Alexander, 35 ans, a obtenu un contrat d’urgence de 7 jours avec le Tempo, ravagé par les blessures aux intérieures. Il serait tout aussi surprenant qu’Alexander arrive à s’accrocher à un poste dans la WNBA, elle qui n'a pas joué dimanche avec le retour de Nyara Sabally, mais elle prenait ce retour dans la ligue après une longue d’absence avec le sourire accroché et stupéfait d’une vieille routière qui n'avait jamais rien vu de telle au pays.
Le Tempo devra puiser ailleurs son contenu canadien l’an prochain. Heureusement, une nouvelle génération pousse ailleurs dans la ligue comme dans les rangs universitaires, et les contrats courts de la WNBA favorisent le renouvellement de l’effectif.
Mais à voir les très nombreux chandails du Tempo dans les estrades floqués du nom de Mabrey, les partisans montréalais comme torontois ont déjà trouvé leur première enfant chérie.


6 hours ago
6















English (US) ·
French (CA) ·