PROTECT YOUR DNA WITH QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayVANCOUVER – Lors de l’avant-dernier match de préparation du Canada pour le Mondial, à Edmonton, Moïse Bombito a quitté le terrain en boitant. La possibilité de le voir à Toronto et à Vancouver semblait alors bien mince.
Quelques jours plus tard, avant le départ des Canadiens, de Montréal vers Toronto, l’équipe était prête à admettre que le tibia de Bombito n’était pas suffisamment rétabli. Une vidéo de Canada Soccer publiée la veille du premier match montre un Jesse Marsch émotif dire au groupe que la réunion à laquelle ils assistent était d’abord et avant tout un au revoir au défenseur central québécois.
Mais il est venu me voir il y a 10 minutes, ajoute alors Marsch. Et il m’a demandé de lui donner une chance.
Bombito avait alors quatre jours avant la date limite pour apporter des changements à l’effectif canadien, le 11 juin, pour convaincre les autorités compétentes qu’il pouvait aider l’équipe.
Ou bien on ira à la guerre ensemble, ou bien je vous souhaiterai bonne chance, entend-on Bombito annoncer au groupe.
Le lundi 22 juin, Bombito est toujours là.
Je me suis dit qu’à Edmonton, ce n’était pas ça, mais avec les semaines que j’aurais, je me sentirais mieux, a soutenu Bombito, lundi, à sa première mêlée de presse depuis ce dernier sprint vers le Mondial. Et j’avais confiance que j’irais mieux. Jesse l’a aussi cru.
Luc de Fougerolles et Derek Cornelius ont monté la garde en l’absence du Montréalais contre la Bosnie-Herzégovine. Avec un carton jaune au nom de Cornelius contre le Qatar, qui jouait déjà avec un homme en moins, Bombito a remplacé son collègue défenseur en deuxième mi-temps de cette victoire de 6-0, jeudi dernier, pour ses premières minutes officielles depuis octobre 2025.
Cette fracture du tibia subie avec son club de Nice n’était pas arrivée à torpiller sa Coupe du monde, malgré les montagnes russes que le processus de réadaptation a représentées.
J’ai travaillé très, très fort pour ce moment-là, a rappelé Bombito. Il fut un moment où j’étais en doute, où je pensais que je n’allais pas pouvoir le faire. Mais j’ai mis toute ma confiance en Dieu, j’ai eu le soutien de ma famille et des entraîneurs, et ç’a payé.
On rêve de ce jour-là. On comprend que tout le travail porte enfin ses fruits. Tu vas sur le terrain, tu vois la famille dans les tribunes, tous ces gens qui t’ont soutenu… Ça te remplit de reconnaissance. C’était un grand moment.
L’annonce de l’entrée en jeu de Bombito a été accueillie avec une forte clameur au stade BC Place. Or, quelques minutes plus tard, l’ambiance changeait du tout au tout avec la blessure d’Ismaël Koné – qui sera d’ailleurs soulignée avec un témoignage de soutien du groupe de supporteurs des Voyageurs, mercredi, quand le Canada affrontera la Suisse.
Après la victoire contre le Qatar, quand les joueurs canadiens se sont rassemblés sur la pelouse, Bombito s'est adressé à eux. Il a beau avoir reçu sa toute première sélection il y a trois ans à peine, il est à 26 ans un jeune meneur de cette équipe, lui qui n’avait rien d'une vedette il y a quelques années à peine au club de Saint-Laurent.

Les Canadiens se sont rassemblés sur la pelouse après leur victoire contre les Qataris.
Photo : Reuters / Simon Fearn-Imagn Images
En élevant la voix au-dessus des célébrations canadiennes dans les tribunes, Bombito avait une mission bien simple à confier au groupe.
Tout ce que je voulais dire, c’est qu’on devait finir le travail pour Ismaël. Quoi qu’il arrive, qu’on finisse dernier ou 1er du groupe, il faut juste qu’on laisse tout sur le terrain. C’est vraiment ça que je voulais laisser savoir aux gens.
C’est désormais impossible pour l’équipe canadienne de finir dernière du groupe B. Elle souhaite rester à Vancouver pour le tour éliminatoire. Elle pourrait le faire en évitant la défaite contre la Suisse, ce qui lui procurerait le 1er rang du groupe.
Et dans la tête de Bombito, après tout ce qu’il a traversé, tout ce qu’il faut, c’est une chance.
En rafale
L’alerte jaune de la veille est passée au vert. Stephen Eustáquio était sur le terrain avec le groupe pour les 15 minutes accessibles aux médias, lundi. Il pourrait donc être à son poste contre la Suisse, vraisemblablement aux côtés de Nathan Saliba, dont l’entrée en jeu face au Qatar, malgré toutes les émotions, a impressionné Moïse Bombito.
C’est un grand professionnel. Il prend toutes ses responsabilités quand on s’y attend de sa part. C’étaient ses débuts à la Coupe du monde, et il était prêt depuis longtemps. Dès qu’on a fait appel à lui, il est monté au jeu de manière responsable, et il a marqué un magnifique but.


4 weeks ago
31















English (US) ·
French (CA) ·