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Les membres de l’édition de 1986 du CH rendent hommage à Claude Lemieux

1 week ago 9

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Il y avait un grand absent au Club de golf Le Mirage mardi, pour la commémoration de la conquête de la coupe Stanley du Canadien de Montréal en 1986. Claude Lemieux était toutefois très présent dans la tête et le cœur des artisans de ce triomphe, dont il a été l'un des plus grands contributeurs.

Qu'il s'agisse de l'ex-directeur général Serge Savard, d'anciens entraîneurs-chefs comme Jean Perron et Jacques Lemaire, ou de coéquipiers comme Larry Robinson et Mats Naslund, tous ont parlé de Pépé – le surnom de Lemieux – comme d'un joueur des grandes occasions.

C'était un gars imprévisible, mais en même temps, c'était un gars d'une importance capitale. Dans les séries éliminatoires, tu as besoin d'un gars comme ça, qui dérange l'adversaire continuellement, a notamment décrit Perron quelques minutes avant de prendre le départ du Tournoi de golf Invitation Serge Savard.

Au passage, Perron a affirmé que Lemieux pouvait être fatigant non seulement pour les adversaires, mais aussi pour ses coéquipiers et l'entraîneur-chef.

Je le faisais venir dans mon bureau et il me disait : "Oui, coach, pas de problème, je ne le ferai plus, je vais m'organiser pour ne pas commettre la même erreur." Puis, il y avait un cendrier sur son passage et, bang, il envoyait ça au diable vauvert. Il avait aussi cassé un luminaire dans notre nouveau vestiaire en y donnant un coup de bâton, a raconté Perron.

Gros plan sur un homme qui parle.

Jean Perron

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Lemieux n'avait participé qu'à 19 parties dans la LNH – réparties sur trois saisons – et récolté seulement six points lorsqu'il a joué son premier match éliminatoire, le 9 avril 1986, contre les Bruins de Boston au Forum de Montréal.

Il avait eu le temps de participer à cinq rencontres du calendrier après son rappel des Canadiens de Sherbrooke, le club-école du Tricolore dans la Ligue américaine.

Tenu en échec à son premier match éliminatoire, il a réagi dès le lendemain avec une performance de deux buts, dont le premier de ses quatre filets victorieux pendant ces séries, et une aide dans un gain de 3-2.

Lemieux allait conclure ces séries éliminatoires avec 10 buts et 16 points en 20 parties, au deuxième rang chez le Canadien, derrière les 19 points de Naslund.

Il était un gagnant et il a amené ça dans l'équipe lorsqu'il a été rappelé du club-école, a noté Naslund, qui avait connu une fantastique saison de 110 points, la meilleure de sa carrière, en 1985-86.

Lemieux ne s'est pas arrêté là : il a conclu sa carrière avec 158 points, dont 80 buts, en 234 matchs éliminatoires.

Photo en noir et blanc d'un joueur de hockey sur une patinoire, qui lève les bras après avoir marqué un but.

Claude Lemieux célèbre après avoir marqué le but gagnant d'un match de la série finale de la Coupe Stanley, le 22 mai 1986, contre les Flames de Calgary.

Photo : Reuters / Arne Glassbourg

En 1995, avec les Devils du New Jersey, alors dirigés par Jacques Lemaire et Larry Robinson comme adjoint, Lemieux s'est vu décerner le trophée Conn-Smythe à titre de joueur le plus utile des séries.

Ah! Claude, c'était un gars des séries. Il a toujours performé dans les séries. Il a aimé la compétition toute sa vie, a mentionné Lemaire, mardi.

Il était le même satané Claude! a lancé Robinson en ricanant lorsqu'il s'est fait demander si Lemieux avait changé entre ses passages à Montréal et au New Jersey.

J'ai toujours dit que vous enduriez Claude pendant 82 matchs pour l'amener aux séries éliminatoires. Et une fois que les séries commençaient, c'est là qu'il brillait, a ajouté Robinson, encore secoué par la disparition de l'ancien numéro 32 du Tricolore.

Deux hommes descendent des marches à l'extérieur.

Larry Robinson (à gauche) et Bob Gainey à leur arrivée au Tournoi de golf Invitation Serge Savard

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Savard a lui aussi insisté sur les prestations de Lemieux lors des matchs éliminatoires.

Claude Lemieux, en séries éliminatoires, c'est là qu'il devenait un joueur différent. C'était un joueur contre qui il était difficile de jouer. On parle aussi de statistiques qui égalent les plus grands joueurs de la Ligue nationale, comme (Maurice) Richard et (Gordie) Howe. Claude Lemieux a été un joueur dominant en séries éliminatoires. Il a été un joueur qui a fait la différence, a déclaré Savard.

L'ancien grand défenseur du Canadien est apparu ému lorsqu'il est revenu sur la disparition de Lemieux, à la fin de mai, quelques heures à peine après son passage remarqué au Centre Bell, où il avait brandi le fameux flambeau avant un match des séries.

Savard a admis avoir ressenti un choc en apprenant le décès de Lemieux.

Il n'avait pas l'air troublé, il avait l'air d'être dans une forme incroyable.

D'anciens membres du Canadien sourient et portent leur ancien chandail.

Les anciens du Canadien, de gauche à droite : Bob Gainey, Stephane Richer, Mats Naslund et Serge Savard.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Savard avait un lien particulier avec Lemieux, d'abord parce qu'il le connaissait depuis que l'ancien attaquant avait 15 ans et aussi parce que Lemieux a été le deuxième joueur réclamé par Savard, en 1983, après qu'il eut été nommé directeur général de l'équipe.

Savard a notamment raconté qu'il avait parlé à Lemieux environ une semaine avant sa tragique disparition pour l'inviter au tournoi.

J'avais un petit peu peur de sa réaction parce qu'il avait quand même été échangé. Il est parti sur une mauvaise note, un peu, il était en conflit avec Pat Burns. Il voulait quitter l'équipe à ce moment-là. Mais non, il m'a dit qu'il était excessivement heureux d'assister au tournoi et que pour lui, le fait saillant de sa carrière avait été la conquête de la coupe Stanley en 1986, a mentionné Savard.

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