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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayL’étude publiée la semaine dernière dans le British Medical Journal, selon laquelle au moins 24,5 % des joueurs de la Ligue nationale de football (NFL) décédés entre 2016 et 2021 souffraient d’encéphalopathie traumatique chronique (ETC), a de quoi marquer l’imaginaire collectif.
Cela dit, pour le chef de la direction du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), Gustave Roel, les leçons à tirer de cette étude sont du même acabit que les mesures que prend déjà le milieu du football dans la province.
C’est vrai au football de façon générale, au Québec, qu’un des éléments marquants, c'est le nombre d'impacts répétitifs, et comment faire pour les diminuer, a souligné M. Roel dans un entretien avec Radio-Canada Sports. C'est clair que, pendant une partie, c'est difficile. Mais on peut gérer les entraînements, donc de plus en plus, les équipes font des entraînements sans impact, justement pour diminuer cet élément-là.
L’auteur principal de l’étude, le Dr Daniel Daneshvar, évaluait à près de 70 % la proportion d'impacts à la tête qui se produisent à l'entraînement. L’époque des semaines de préparation avec quatre ou cinq entraînements avec contact – dans une culture sportive bien différente de celle d’aujourd’hui, de surcroît – est révolue, selon le directeur général de Football Québec, Steve Duchesneau.
Dans plusieurs programmes de haut niveau, la majorité de la préparation hebdomadaire se fait maintenant sans contact complet, a expliqué M. Duchesneau dans une déclaration écrite à Radio-Canada Sports. Selon les programmes et le moment de la saison, une grande partie du travail de préparation est consacré à des séances sans contact complet, parfois même sans équipement : préparation physique, enseignement technique, travail de position, révision vidéo, répétitions tactiques et déplacements à vitesse contrôlée. On peut ainsi préparer les joueurs et développer leurs habiletés sans reproduire constamment les contacts d’un match.
Les entraîneurs, a également soutenu M. Duchesneau, ont désormais la responsabilité d’enseigner aux jeunes des techniques de contact plus sécuritaires, sans utiliser la tête pour initier un plaquage ou un bloc.
Le RSEQ reste pour sa part à l’affût de projets de recherche en cours sur les risques des contacts, notamment grâce aux équipes médicales, qui suivent désormais étroitement les athlètes de niveau universitaire.
Il y a une quinzaine d'années, le contact casque à casque était même valorisé, a rappelé M. Roel. C'était la culture. Dès qu'il y avait un casque à casque, la foule se levait, c'était impressionnant. Aujourd'hui, quelqu'un qui fait un casque à casque, il est pénalisé. Il n’est pas vu comme un bon joueur, au contraire.
Le directeur général a cependant convenu que les écoles secondaires, par exemple, n’ont pas le même genre de ressources qui permet aux universités d’assurer cet étroit suivi de leurs athlètes. Le RSEQ s’efforce donc d’appuyer la formation des entraîneurs de ce palier, non seulement pour l’aspect technique du sport, mais aussi pour les bonnes pratiques à adopter en cas de blessure.

Gustave Roel est le directeur général du RSEQ.
Photo : Radio-Canada
À cet égard, lorsque le contact est inévitable et qu’une commotion cérébrale est soupçonnée, le protocole de gestion à suivre est celui du gouvernement du Québec, un protocole qui est donc imposé dans tout le réseau, qu’il s’agisse de football ou de tout autre sport.
La première responsabilité d'une direction d'école, c'est d'assurer la sécurité de ses étudiantes et étudiants. Par conséquent, si un entraîneur n’applique pas [le protocole], moi, ma première démarche, c’est auprès de la direction d'école au sujet du niveau de sécurité assuré par l'école, a indiqué M. Roel. Au niveau scolaire, je ne dis pas qu'il n’y a pas [d’infraction au protocole]. Il peut y en avoir, c’est sûr, avec le nombre de participants. Mais avec le fait que c’est supervisé par des directions d'école, je vous dirais que le niveau sécuritaire est quand même bien présent.
La croissance du football drapeau, selon Steve Duchesneau, fait également partie de cette évolution vers un sport plus sécuritaire. Gustave Roel souligne qu’après un certain déplacement des inscriptions du football traditionnel vers sa version sans contact, les chiffres sont en train de se rééquilibrer, signe selon lui que les mesures de prévention et de formation portent leurs fruits.
Le risque zéro n’existe toutefois pas, peu importe le sport, comme le rappelaient les experts sondés par Radio-Canada Sports en ajoutant qu’il serait contre-productif de décourager la pratique du sport. Pour les quelque 22 000 membres qui lui demeuraient fidèles en 2025-2026, Football Québec assure qu’elle a la responsabilité de faire évoluer ses pratiques si la science démontre que certaines pratiques doivent encore évoluer.


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