PROTECT YOUR DNA WITH QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLa veille de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d'été de Montréal, 22 pays africains décident de les boycotter. C’est à travers cet événement que Thomas Bach, champion olympique en escrime dans la métropole québécoise, trouve sa motivation à s’engager en politique du sport.
J’ai regardé par la fenêtre de notre appartement au village olympique et j’ai vu au-dehors une foule d’athlètes africains avec leur tête baissée. Quelques-uns pleuraient, d’autres étaient assis sur leur valise. On voyait qu’ils étaient détruits, désespérés, se souvient Bach.
À l’époque, l’apartheid fait encore rage en Afrique du Sud. Deux semaines avant le début des Jeux, une équipe de rugby de la Nouvelle-Zélande s’y était rendue pour une série de matchs.
À la suite de la tournée, 22 pays africains menacent de boycotter les Jeux si la Nouvelle-Zélande n’en est pas exclue. Cela n'arrive pas et mène donc au boycottage, malgré le fait que les athlètes soient déjà sur place.
Pourquoi punir ces pauvres athlètes africains pour une partie d’un sport non olympique?, se demande alors Thomas Bach, le rugby n’étant, à l’époque, plus au calendrier olympique depuis 1924. Cette question l'a suivi toute sa vie.
Lorsque les JO de 1980 à Moscou sont touchés à leur tour par un boycottage de plusieurs pays occidentaux en raison de l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS, empêchant donc le natif de la Bavière de défendre son titre olympique, sa conviction n'est que renforcée.
Peu après 1980, Thomas Bach se fait approcher pour faire partie du Comité olympique allemand, et il n’a qu’une idée en tête. J’ai dit oui [...], parce que je veux éviter ce qu’il s’est passé à notre génération avec ces boycottages.
De fil en aiguille, cet engagement le mène jusqu’au poste le plus prestigieux dans le monde olympique, celui de président du Comité international (CIO), qu’il occupera de 2013 à 2025.
Des pleurs au CEPSUM
La vie sportive de Thomas Bach est aussi étroitement liée à Montréal, puisque c’est lors des Jeux de 1976 qu’il devient champion olympique au fleuret par équipe.
En 2015, il est en visite dans la métropole québécoise et se rend au CEPSUM, lieu où se déroulent les compétitions d’escrime. Pour surprendre l'Allemand, le stade où il a connu la gloire est décoré afin qu’il soit identique à ce qu’il était en 1976.
Je n’ai pas seulement eu des frissons, j’ai aussi commencé à pleurer, raconte-t-il. C’était un moment tellement émouvant. J’ai demandé à tout le monde de sortir pour être seul et j’ai fait le tour du stade, me rappelant ainsi beaucoup de souvenirs.
Pourtant, rien ne destinait Thomas Bach à croquer un jour l’or olympique. Âgé de 5 ou 6 ans, il était plutôt passionné de soccer et ne voulait rien savoir de l’escrime, malgré la volonté de ses parents de l’inscrire dans ce sport.
Ces parents l’ont finalement convaincu en lui promettant que ses entraînements d’escrime allaient aussi l’aider dans le foot. J’ai eu confiance en mes parents, alors j’ai cru à cet argument. J’ai commencé l’escrime et j’ai adoré, explique-t-il.
Gaucher naturel, Bach a toutefois connu ses grands succès en tenant son arme de la main droite. L’Allemand a grandi dans les années 1950 et il n’avait pas le droit d’utiliser sa main dominante à l’école, pour dessiner, par exemple. Son entraîneur, croyant qu’il était droitier, lui a donc tout enseigné pour qu’il se batte de ce côté.
J’ai continué avec la main droite, avec le résultat que l’on connaît aujourd’hui, dit Bach, fier d’un palmarès comprenant des médailles en Championnats du monde, des titres nationaux, et, bien sûr, la consécration ultime aux Jeux de Montréal.
Avec les informations de Martin Labrosse


1 day ago
8















English (US) ·
French (CA) ·