PROTECT YOUR DNA WITH QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayIl n’y a pas assez de femmes dans le hockey mineur mixte, constate Hockey Québec, qui lance un programme visant à accroître le nombre d’entraîneuses dans la province.
La fédération chiffre à 3 % la représentation féminine derrière les bancs, un taux nettement insuffisant.
On voit qu'il reste beaucoup de chemin, dit le directeur général Stéphane Auger dans un communiqué publié lundi. Le hockey québécois a tout à gagner à faire une plus grande place au leadership féminin.
Le programme de marrainage vise les femmes de 16 ans et plus, intéressées par la vocation, mais réticentes à l’idée de sauter sur la glace pour la première fois.
Les femmes hésitent souvent à lever la main, témoigne Caroline Charbonneau, ancienne entraîneuse, maintenant directrice pour eZsign, un partenaire du projet.
En tant que chef d'entreprise, je vois énormément de femmes extrêmement compétentes qui n'osent pas lever la main ni prendre leur place. On confond souvent "être prête" et "être parfaite". L'objectif de Banc d'essai est précisément là.
Je suis certaine que plusieurs femmes ont déjà les atouts, le leadership, l'intelligence émotionnelle et l'expérience humaine pour être coachs, ajoute-t-elle. Ce programme leur offre une structure avec de la formation et de l'expérience concrète derrière le banc pour qu'elles puissent prendre leur place.
Ces propos rejoignent ceux de Stéphanie Poirier, directrice du hockey féminin et du développement à Hockey Québec.
Le sentiment de compétence des femmes est souvent sous-estimé. On pense que, si l'on ne fait pas tout parfaitement, ou si l'on ne coche pas 100 % des cases, on ne peut pas faire le travail, ce qui est absolument faux. Quand on commence dans le coaching, on est là pour accompagner des enfants, s'assurer qu'ils sont prêts, qu'ils ont tout leur équipement et qu'ils font les bons exercices sur la glace.

Stéphanie Poirier
Photo : Arianne Bergeron
(Du hockey mineur), c'est de la gestion de petits humains, ce que les femmes font énormément au quotidien. Il faut sortir de l'image du hockey professionnel à la Martin St-Louis. Au hockey mineur, les entraîneurs embarquent sur la glace avec les jeunes, les encouragent, leur donnent des trucs et les corrigent, indique celle qui a notamment été entraîneuse avec les Carabins de l’Université de Montréal.
Au hockey, une des barrières au coaching est souvent le patinage. Certaines se disent qu'elles ont des patins blancs, mais ce n'est pas grave : on veut simplement qu'elles embarquent sur la glace avec nous. L'objectif est de leur donner ce sentiment de légitimité, avec un tracksuit, un sifflet et des patins.
De la même façon que Marie-Philip Poulin et Ann-Renée Desbiens peuvent inspirer de jeunes filles à agripper bâtons et jambières, Kori Cheverie ou encore Jessica Campbell pourront inciter des femmes à adopter sifflet et carnet, croient-elles.
La Victoire de Montréal et la LPHF nous offrent une excellente représentation féminine. Cela montre qu'il y a des opportunités de grandir dans le coaching. On répète souvent aux entraîneurs : "Ne sois jamais le dernier coach d'un joueur, sois la personne qui lui donne envie de continuer." Les femmes apportent un encouragement et une empathie naturelle dont notre sport a besoin, affirme Stéphanie Poirier.
Pour les mères qui sont déjà à l'aréna, plutôt que de rester dans les estrades, s'impliquer derrière le banc permet de créer une belle dynamique avec son enfant. Malgré la charge mentale, c'est l'occasion de vivre un moment fort.
Le programme offrira un accompagnement lors d’une première expérience concrète, et va se déployer sur six semaines à partir de septembre. L'invitation s’adresse autant aux anciennes joueuses qu’aux mères, partisanes et passionnées de hockey, note le communiqué.
L'objectif est de faire évoluer la culture. En tant que parents et membres de la société, nous avons tous un rôle à jouer, insiste Caroline Charbonneau. Faire évoluer les mentalités dans les estrades est tout aussi important. Les entraîneurs façonnent la vie de milliers de jeunes, d'où l'importance de cette démarche.
Les jeunes enfants n'ont pas de préjugés de genre ou d'origine. Ces biais apparaissent plus tard. L'idéal serait que, dans quelques années, nous n'ayons plus besoin du programme Banc d'essai parce que la mixité sera devenue la norme. Passer de 3 % à 4 % ou 5 % demande du temps et des personnes prêtes à s'investir, conclut Stéphanie Poirier.
Avec les informations d'Olivier Pellerin


1 day ago
5














English (US) ·
French (CA) ·