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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayD’année en année, les équipes de la Ligue américaine de hockey connaissent un énorme roulement de joueurs. Après son élimination hâtive au deuxième tour des séries, le Rocket de Laval ne devrait pas y échapper.
Le visage du club-école du Canadien de Montréal a quelque peu changé l’été dernier. Un balayage subi contre les Checkers de Charlotte, plus robustes et plus expérimentés, a soulevé des questionnements sur la composition de la troupe lavalloise, et a poussé la direction à remédier à la situation.
À l’ouverture du marché des joueurs autonomes, le Tricolore a fait le plein de vétérans pour le Rocket et il a rapatrié Alex Belzile et Tobie Bisson, en plus de notamment s’entendre avec Samuel Blais, Marc Del Gaizo et Kaapo Kahkonen.
Avec cet influx d’expérience et de leadership pour un an, on aurait pu s’attendre à un parcours de rêve pour les Lavallois, mais le deuxième titre de la Division nord d'affilée a été suivi par une défaite au match ultime aux mains des Marlies de Toronto.
Même si la tentative n’a pas porté ses fruits cette saison, l’entraîneur-chef Pascal Vincent estime que son groupe devra encore compter sur l’appui de certains vétérans pour épauler les plus jeunes. Mais pas n’importe lesquels.
Nous allons nous asseoir avec la direction et des décisions seront prises, a-t-il mentionné, lundi, lors du bilan de fin de saison de l’équipe. Dans le cas des vétérans, il faut que ce soient de bonnes personnes dans le vestiaire, qu’ils soient capables de contribuer et qu'ils aient envie de pousser. Nous avions un bon groupe de vétérans cette saison. Je dirais même que ça fait deux ans qu’ils font du bon boulot avec les jeunes.
Belzile : « Je veux gagner une Coupe Calder ici »
S’il ne souhaite pas fouiller trop loin parmi la liste des joueurs autonomes disponibles, le Rocket n’aura qu’à regarder dans sa cour. Belzile, qui a déjà été capitaine du club avant de prendre la direction du Wolf Pack de Hartford, est revenu pour un deuxième passage à Laval.
Les choses se sont tellement bien déroulées pour le Québécois de 34 ans qu’il a établi des sommets personnels pour les buts (29) et les points (62). Il n’a assurément pas regretté son retour et a semblé très bien s’entendre avec les entraîneurs.
Ça faisait longtemps que je n’avais pas été aussi bien dirigé. Je pense que ç’a fait une différence sur mes résultats sur la glace, a soutenu Belzile. Je suis revenu à Laval parce que mon objectif est de continuer à jouer ici. C’est l’endroit où je me sens bien. Je veux gagner une Coupe Calder ici et je veux rester.
Bisson est également revenu chez lui pour un troisième arrêt sur l’île Jésus. L’imposant défenseur a laissé sous-entendre pendant le camp d’entraînement que la formation lavalloise avait remis la victoire au cœur des priorités et c’est ce qui a motivé son retour.
J’ai de l’intérêt à revenir. Je reviens toujours de toute façon, a-t-il lancé à la blague. Avant, j’avais l’impression qu’on ne voulait pas participer aux séries. Pour moi, les séries, c’est contagieux. C’est excitant pour tout le monde. Le personnel d’entraîneurs a amené un gros changement. Pascal veut gagner et il se bat pour gagner. Si ton équipe de la Ligue américaine joue en séries, c’est là que tu apprends plus. Tu vois le vrai caractère des joueurs et tu bâtis des gagnants.

Tobie Bisson
Photo : The Canadian Press / Christinne Muschi
Vraisemblablement, l’attrait de la Place Bell fera aussi des petits à travers le circuit à l'ouverture du marché des joueurs autonomes.
Après avoir dirigé la Division nord à la Classique des étoiles, en février, Vincent avait avoué que des joueurs et des entraîneurs lui avaient témoigné leur plaisir de venir au domicile du Rocket. Kahkonen avait d’ailleurs vécu l’expérience des séries avec les Checkers. Il n’a pas eu besoin de se faire tordre un bras pour venir la vivre dans le bon vestiaire.
C’est un très bon endroit pour un joueur. Tout ce qui est effectué ici vise à diriger l’équipe vers la victoire, a déclaré le gardien finlandais. J’avais constaté l’ambiance dans l’aréna l’an dernier. Nous n’entendons que de bonnes choses sur la façon dont l’organisation traite les gens. Tout était absolument vrai. C’était une décision tellement facile de venir ici.
Plus d’incertitudes
À l’instar de Belzile, Bisson et Kahkonen, Blais sera libre comme l’air à l’ouverture du marché des joueurs autonomes, le 1er juillet, mais il s’est montré plus discret quant à la suite des choses.
Ce n’est pas qu’il n’a pas aimé son expérience avec le Rocket, mais sa saison était tellement comme des montagnes russes qu’il n’a pas toujours réussi à trouver son rythme.
Le gagnant de la Coupe Stanley et de la Coupe Calder a été réclamé au ballottage avant le début de la saison par les Maple Leafs de Toronto, avec qui il a disputé huit matchs dans la LNH, avant d’être réclamé par le Canadien, avec qui il a amassé 2 buts et 3 passes en 13 matchs.
Ça n’a pas été facile mentalement tout au long de la saison. Ç’a pris environ un mois avant que je joue mon premier match. Quand tu commences une saison de cette façon, ce n’est pas facile d’avoir du synchronisme, a fait valoir Blais. J’étais vraiment heureux d’être réclamé par le Canadien et de jouer près de la maison. C’était quelque chose que je voulais.
Le Québécois de 29 ans espère maintenant avoir l’occasion de retourner dans la LNH. Il évaluera ses options en conséquence.
Je vais tenter de prendre une décision qui sera bonne pour ma famille et moi. Je vais prendre un peu de temps pour penser à tout ça, a-t-il dit. J’aimerais être à un endroit et y rester. Si c’est à Laval, ce sera ici. Mais si c’est ailleurs, ce sera ça.
La situation est légèrement différente pour Joshua Roy, qui sera joueur autonome avec compensation, mais son avenir à Laval semble aussi incertain.

Joshua Roy
Photo : La Presse canadienne / Christinne Muschi
Le jeune attaquant a réussi à ajouter des cordes à son arc cette saison et a même été utilisé en désavantage numérique par moment. Conscient qu’il doit se trouver un rôle pour passer à la prochaine étape, Roy pense néanmoins qu’il a les outils pour faire le saut dans la LNH dès la campagne 2026-2027.
Il pourrait encore bénéficier de l’expertise de Vincent, mais les places commencent tranquillement à manquer à Montréal, puisque le Bleu-blanc-rouge a déjà réussi avec brio un virage jeunesse.
C’est mon objectif principal et je veux jouer dans la LNH dès la prochaine saison, peu importe où, a indiqué Roy. Je veux simplement travailler fort cet été et avoir une volonté à l’entraînement. Le reste, ce ne sont pas des choses que je contrôle vraiment. J’ai toujours été un joueur offensif. Mais si je peux me tailler un poste dans un rôle défensif, je pense que j’ai prouvé cette année que je pouvais le faire. C’est à moi d’être plus complet et de jouer dans toutes les situations de match.
Les attaquants Luke Tuch, Jared Davidson et Sean Farrell ainsi que le défenseur William Trudeau seront aussi joueurs autonomes avec compensation.


3 weeks ago
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