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Orgo-Life the new way to the future Advertising by Adpathway« Très excitant », « impressionnant » : des qualificatifs rarement associés au début de saison d’une équipe d’expansion de la WNBA. Mais le Tempo de Toronto — première équipe canadienne de la ligue de basketball féminin — dépasse les attentes. Des observateurs pensent même que le Tempo participera aux séries éliminatoires.
Le Tempo est de retour à Toronto pour affronter le Fire de Portland samedi soir à l’aréna Coca-Cola, après avoir récolté deux victoires et deux revers durant sa première série de matchs à l’étranger.
Il sera intéressant de voir les deux équipes d’expansion 2026 de la WNBA se mesurer l’une à l’autre. Toronto a une fiche de trois victoires et trois défaites depuis le début de la saison, comparativement à 2-3 pour Portland.

Brittney Sykes (à gauche) et Marina Mabrey ont été les meilleures marqueuses du Tempo jusqu’à maintenant. (Photo d’archives)
Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn
Pour le Tempo, deux joueuses vétéranes sont principalement responsables du début de saison très excitant de l’équipe, raconte Mickael Laviolle, chroniqueur sportif pour L’Express et CHOQ FM, notamment.
Marina Mabrey et Brittney Sykes font un très, très bon début de saison.
Marina Mabrey n’avait pas été protégée par son ancienne équipe, le Sun du Connecticut, lors du repêchage d’expansion de la WNBA en avril, permettant au Tempo de la sélectionner. C’est un peu une revanche [pour elle], lance M. Laviolle.
BrittneySykes a une moyenne de 22,3 points par match cette saison et Mabrey, 17,8 points.
Les deux basketteuses sont même devenues cette semaine les premières coéquipières de l’histoire de la WNBA à marquer chacune 30 points ou plus durant un match de la saison inaugurale de leur équipe.

Sandy Brondello, entraîneuse-chef du Tempo de Toronto, frustrée par le jeu de son équipe contre le Lynx du Minnesota jeudi soir. (Photo d'archives)
Photo : Associated Press / Abbie Parr
La défaite cuisante subie par Toronto jeudi aux mains du Lynx du Minnesota (100 à 72) illustre toutefois ce qui peut arriver au Tempo lorsque ses deux meilleures marqueuses sont en panne, affirme Gilbert Ngabo, journaliste sportif pour le Toronto Star.
Les deux ne peuvent pas connaître un mauvais match en même temps, souligne-t-il, se disant néanmoins impressionné par le début de saison du Tempo.
Dans la défaite de jeudi, la Canadienne Kia Nurse a tout de même marqué 23 points, en plus des 11 points de la recrue Kiki Rice.
Bon départ pour Kiki Rice
Kiki Rice, recrue vedette du Tempo, performe très bien jusqu’à maintenant, selon Gilbert Ngabo.
Elle est rapide à la fois à l’attaque et en défense.
Elle récupère un rebond à une extrémité du terrain et, en l’espace de quatre ou cinq secondes, elle est déjà à l’autre bout du terrain et elle marque avec un lancer en foulée ou passe le ballon à une coéquipière, raconte Gilbert Ngabo.
Rice a été appelée à jouer un plus grand rôle que prévu en début de saison, explique-t-il, en raison de l’absence de la meneuse de jeu Julie Allemand, championne de l’Euroligue, qui est blessée. Pour Gilbert Ngabo, Rice fait preuve de leadership sur le terrain et a déjà beaucoup gagné en maturité en seulement six matchs.

Kiki Rice a été sélectionnée au sixième rang du repêchage de la WNBA cette année par le Tempo de Toronto. (Photo d’archives)
Photo : La Presse canadienne / Chris Young
Généralement, les joueuses de première année, ça peut être compliqué, surtout quand on a un poste de meneur de jeu. Mais là, vraiment, elle s’est très bien adaptée, renchérit Mickael Laviolle. On voit que c’est une joueuse qui est déjà très athlétique. Défensivement, elle apporte énormément, ajoute-t-il. Son adresse de loin est déjà très intéressante [...] et elle a une capacité à aller pénétrer au cercle.
Rice a une moyenne de 11,3 points par match.
Les nombreuses blessées
Outre Julie Allemand qui apporte normalement une direction calmante à l’équipe sur le terrain, raconte Gilbert Ngabo, l’absence d’Isabelle Harrison, Nyara Sabally et Temi Fagbenle, elles aussi blessées, expose une lacune au sein du Tempo.

Le Tempo de Toronto a été privé récemment de sa meneuse de jeu Julie Allemand, qui est blessée. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Sans ces joueuses de grande taille (2 mètres), Toronto peut avoir de la difficulté à s’imposer dans la clé et à attraper les rebonds, explique-t-il.
Rappelez-vous quand Kawhi Leonard jouait à Toronto [pour les Raptors]. Il avait l’habitude de dire : ''Si tu attrapes les rebonds, tu as une chance de gagner''.
Le Tempo peut aussi manquer de cohésion et de constance par moments, ajoute Mickael Laviolle.
Parfois, il y a de petits passages dans les matchs où l’équipe n’est pas du tout dedans, dit-il, à l’image du premier match contre Los Angeles où elles ont démarré la rencontre en encaissant un 21 à 2. Mais c’est plutôt logique dans une équipe qui débute.
Les séries éliminatoires?
Même s’il reste encore une trentaine de matchs à jouer cette saison, Gilbert Ngabo et Mickael Laviolle sont optimistes quant à la possibilité de voir le Tempo se qualifier pour les séries éliminatoires dès cette année, comme l’avaient fait les Valkyries lors de leur saison inaugurale en 2025.
M. Laviolle vante la force collective en défense du Tempo, grâce à l’entraîneuse-chef Sandy Brondello qui a déjà su installer sa patte sur l’équipe. Honnêtement, dit-il, je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi fort, aussi vite.
Il y a beaucoup de joueuses d’expérience.
Le Tempo a été frappé par les blessures jusqu’à maintenant, souligne Gilbert Ngabo, mais, une fois les joueuses en santé, l’équipe sera très compétitive en prévision du championnat de la WNBA, renchérit-il.
Je ne vois pas pourquoi ils ne pourraient pas espérer se qualifier pour les séries éliminatoires, affirme-t-il.


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