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Régime minceur à l’attaque chez le Canadien (pour l’instant)

1 day ago 7

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Septembre. Ce mois où la frénésie du hockey gagne à nouveau les cœurs, où une citation générique de quiconque gravitant plus ou moins dans l’entourage du Canadien de Montréal devient une manchette accrocheuse sur des plateformes sensationnalistes – encore plus qu’à l’habitude.

Pas de doutes, la saison de la Ligue nationale de hockey (LNH) est à nos portes, d’autant plus qu’elle s’amorcera le 29 septembre, gracieuseté d’un calendrier de 84 matchs et de ce désir d’attribuer la Coupe Stanley suffisamment tôt pour laisser à tous le soin d’ébaucher leurs plans de célébrations de la Saint-Jean. C’est honorable.

À l’approche du camp d’entraînement, quelques dossiers sont toujours en suspens chez le Canadien et devraient dominer les conversations au traditionnel tournoi de golf.

D’abord, l’état-major n’a pas réussi à dénicher de nouveau joueur de centre pour jouer avec Ivan Demidov. Il y aura donc une lutte au camp entre Alex Newhook, Oliver Kapanen et, qui sait, Kirby Dach ou Jake Evans, dernier homme à avoir eu ce privilège durant les séries.

On peut penser que Zachary Bolduc et Arber Xhekaj, tous deux joueurs autonomes avec compensation, auront des ententes en poche avant la rentrée des classes, le 14 septembre, mais, en attendant, leurs cas traînent en longueur. Étonnamment, dirons-nous. Kent Hughes a eu l’habitude, depuis son entrée en poste, de régler les situations contractuelles de ses jeunes joueurs rapidement. À titre d'exemples, Xhekaj avait signé son précédent contrat comme joueur autonome avec compensation un 30 juillet et Jayden Struble, un 28 juillet, en plein été.

Le plafond salarial a augmenté de 18,2% en deux ans, passant de 88 M$ à 104 M$ cette saison, et la rémunération des athlètes a explosé en conséquence cet été. Les joueurs de soutien souhaitent aussi profiter de la manne, toutes proportions gardées. Possible que cela ralentisse les négociations.

Martin St-louis non plus n’a pas encore de prolongation de contrat en poche, lui qui en sera à la dernière année de son entente en 2026-2027. Bref, les points chauds ne manquent pas.

À travers tout cela, on parle moins du manque de profondeur de l’équipe à l’attaque, pourtant l’une de ses forces l’an dernier. Samuel Blais s’est trouvé du travail à Ottawa, Brendan Gallagher a été échangé à Vancouver, Joe Veleno a rejoint les Rangers, à New York, et Patrik Laine… enfin… est aussi parti.

En incluant Bolduc dans l’équation, Montréal mise sur 12 attaquants établis de la Ligue nationale. C’est mince. Et surtout, ça rend l’équipe vulnérable aux inévitables blessures.

Le Canadien entend-il offrir ces postes de réservistes à des recrues? C’est une option. Conclure un échange en est une autre, quoique plus compliquée à ficeler à cette période de l’année. Il y a aussi quelques joueurs autonomes qui rongent leur frein. Ils deviennent généralement plus conciliants quand arrive le mois de septembre.

À l’interne

Les options ne sont pas légion dans les rangs mineurs.

Brett Berard, engagé au début de juillet, compte tout de même 48 matchs d’expérience dans la LNH, dont 15 la saison dernière, mais demeure un joueur de la Ligue américaine jusqu’à preuve du contraire. Sa petite stature ne plaide pas en sa faveur non plus pour venir donner un coup de pouce à un trio du bas de la formation.

Un hockeyeur patine pendant une période de réchauffement.

Florian Xhekaj

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

C’est différent dans le cas de Florian Xhekaj.

Le petit frère de l’autre a eu droit à une première audition de cinq rencontres l’an dernier, pas particulièrement concluante. Rares sont ceux qui font un tabac dès leurs premiers pas, cela dit, le cadet de la famille aura d’autres occasions de se faire valoir. Probablement dès cette saison, et ce sera alors à lui de démontrer sa progression. Peut-il s’imposer au sein d’un quatrième trio ou dans un rôle ingrat de 13e attaquant? Si oui, ça règlerait une partie du problème du CH et ajouterait du muscle à une équipe qui en a besoin.

Dans le cas d’Owen Beck, le temps commence à presser. Repêché au début du deuxième tour en 2022, l’espoir de Port Hope, en Ontario, a eu droit à plusieurs essais avec le grand club ces deux dernières années. Énergique, hargneux, robuste, doté d’un bon tir des poignets, il détient les atouts nécessaires. Il lui reste à comprendre comment tout assembler pour être aussi efficace avec le Canadien qu’il est capable de l’être avec le Rocket de Laval.

Ou encore, en dernier recours, il y a toujours la possibilité de convertir un défenseur en attaquant...

Les embauches de dernière minute

Si le CH souhaite élargir ses recherches, il peut toujours magasiner au rayon des aubaines, où l’on trouve certains joueurs encore libres comme l’air. Hughes n’est pas obligé d’offrir un contrat à un joueur autonome, il pourrait simplement tenter d’en appâter un avec un essai professionnel.

À ce chapitre, Pavol Regenda est un candidat qui apparaît intéressant. Il est somme toute étonnant que cet ailier de 6 pi 3 po (1,91 m) et 215 lb (98 kg) n’ait pas trouvé preneur jusqu’ici. Ses demandes salariales sont-elles exorbitantes? Toujours est-il que le buteur de Michalovce, en Slovaquie, a inscrit 9 filets en 24 matchs avec les Sharks de San José la saison dernière. Notons que six d’entre eux sont survenus lors de ses cinq premiers matchs, au cours d’une séquence particulièrement heureuse, où Regenda a converti 35 % de ses tirs en buts, une cadence insoutenable.

Le Slovaque de 26 ans a aussi obtenu 5 points en 6 matchs aux Jeux de Milan-Cortina, aux côtés de Juraj Slafkovsky. L’ailier du Canadien nous avait d’ailleurs abondamment vanté son compatriote avant les Olympiques, le décrivant comme un attaquant de puissance, parfois inconstant, mais dérangeant pour l’adversaire. Un pari potentiellement intéressant qui pourrait rapporter plus qu’un simple joueur de soutien. Ou pas.

Deux hockeyeurs luttent pour prendre possession de la rondelle.

Pavol Regenda et Rasmus Ristolainen

Photo : afp via getty images / JULIEN DE ROSA

Or, si Kent Hughes et Jeff Gorton préféraient dénicher un joueur au profil semblable à celui de Veleno, soit un vétéran conscient de son statut, qui peut passer quelques semaines à s’entraîner, sans jouer, sans s’en plaindre, il y a aussi des options.

Tyson Jost ou Adam Henrique, par exemple. Deux joueurs de centre capables de jouer à l’aile si besoin est. Jost possède 564 matchs d’expérience dans le circuit Bettman, Henrique en compte 1058, et, dans son cas, il est vrai que cette usure a paru par moments à Edmonton l’an dernier. Ce serait plus facile à gérer dans un rôle limité.

On est évidemment loin du coup d’éclat espéré par plusieurs au dernier repêchage. Loin de Dylan Larkin ou de Nico Hischier. À défaut d'être une manœuvre spectaculaire, ce serait, à tout le moins, prévoyant.

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