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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayIls étaient venus pour Alexis Sanchez, ils ont surtout eu Prince Owusu – ils y sont habitués – et Matty Longstaff – ils y sont moins -, mais ils ont quand même eu Sanchez, même si le CF Montréal n’a su faire mieux qu’un match nul de 2-2 au Stade Saputo samedi soir, contre le Galaxy de Los Angeles, pour étrenner les débuts de son nouveau joyau.
Cela dit, les 19 619 spectateurs qui ont rempli l’enceinte ont quand même eu droit à l’entrée en scène du buteur de Tocopilla et à sa générosité, de son temps et de ses ballons.
À la 58e minute, le Chilien de 37 ans s’est avancé près du terrain sous les acclamations de la foule, retirant son dossard avant de fouler pour la première fois la pelouse du stade de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, là où se sont succédé avant lui des légendes comme Patrick Leduc, Didier Drogba et Lionel Messi.
Il a finalement sauté dans l’action à la 62e, tandis qu’on se levait d’un bond en tribune, cherchant son cellulaire, bercé par les nombreux drapeaux du Chili et les Alexis, Alexis, Alexis en guise de salutations.
Il y avait soudainement cette ambiance de match éliminatoire. C’était alors 2 à 1 pour la visite et sa seule présence a semblé donner un nouveau souffle au onze montréalais.
Il a apporté son énergie, son expérience et sa science du jeu. Ça a permis à la foule de mettre encore plus d’énergie sur le terrain, ça nous a bien aidés.
On sent qu’il est encore loin de son plein potentiel et du niveau auquel on est habitué à le voir jouer. Il n’est pas encore là, il le sait. Ça nous a quand même fait beaucoup de bien quand il est rentré. Cette mobilité, ce jeu entre les lignes nous a permis de rentrer dans le dernier tiers beaucoup plus facilement, a-t-il ajouté.
De sa prestation, il s’est dégagé dans l’ensemble une impression d’un léger manque de cohésion. Des ballons lancés dans l’espace là où ses coéquipiers ne les attendaient pas nécessairement, une grande générosité, on le disait, dans la distribution. Des automatismes qui viendront et qui feront en sorte que ça devrait être très sympa à voir, a promis Eullaffroy.
Pour les joueurs aussi, c’était sympa, foi de Daniel Rios, auteur du premier but du club.

Daniel Rios a inscrit le premier but des Montréalais, samedi soir au Stade Saputo.
Photo : imagn images via reuters connect / David Kirouac
Tout le monde était vraiment fébrile de le voir. C’était un joueur extraordinaire qui a joué dans les meilleurs clubs avec les meilleurs joueurs. L’impact est immédiat. Dès qu’il est embarqué sur le terrain, il a commencé à créer des jeux, à contrôler le ballon, il replace tout le monde. C’est génial d’avoir un joueur comme ça, a lancé l’attaquant.
Malgré quelques éclairs intéressants, Sanchez n’a pas réussi à créer cette chance de marquer qui aurait fait pencher la balance. Celle-ci est plutôt venue de la reprise de tête d’Owusu, bien orchestrée par le centre de Luca Petrasso, à la 79e minute, pour ramener les deux équipes à égalité et décrocher ce précieux point. Sanchez a bien pris son temps, cela dit, pour éviter que les partisans repartent déçus. Le Chilien a signé bon nombre d’autographes avant de quitter le terrain, comme il l’avait fait à son arrivée au stade.

Prince Owusu
Photo : imagn images via reuters connect / David Kirouac
Parfum de controverse
Mais, bon, au-delà des débuts de la vedette, il y avait ce match que le CF se devait de gagner face à un adversaire à sa portée. Ce petit point glané sur sa pelouse ne fait presque pas bouger l’aiguille pour les Montréalais; l’occasion été pourtant belle de doubler Washington, battu samedi, et Philadelphie, qui s’est aussi contenté d’un nul.
Eullaffroy n’a pas apprécié le jeu de sa troupe en première demie, elle qui, à son avis, a laissé le Galaxy dicter le rythme.
On peut perdre en n’étant pas bons, parce qu’on ne peut pas être toujours bons, mais on ne peut pas perdre parce qu’on manque d’intensité. On est une équipe qui doit donner le tempo du match et surtout pas tomber dans le tempo de l’adversaire. En première mi-temps, on a subi ce que le Galaxy voulait donner. C’était gênant pour nous, a estimé l’entraîneur.
Mais c’est surtout lorsqu’il a été question des arbitres que le pilote a réservé ses commentaires les plus tranchés.
En fin de première période, Longstaff, particulièrement impliqué dans le jeu offensif jusque-là, a été privé d’une occasion franche d’un croc-en-jambe d’un défenseur californien ou, du moins, de ce qui semblait en être un à vitesse réelle et en fonction des reprises qui étaient disponibles au commun des mortels.
La séquence a pourtant été balayée sous le tapis par l’arbitre qui n’est pas allé consulter la reprise. Eullaffroy s’agitait sur les lignes de côté, le milieu de terrain lésé exigeait en vain des explications : rien n’y fit.
L’entraîneur, au moment de rencontrer les médias, n’avait pas encore vu la reprise.
Il y a 20 000 personnes qui l'ont revue 10 fois, 25 fois, ils sont tous [certains que c’était un tir de pénalité], à 97 %, j'ai fait un sondage. Donc, voilà, soit il y a 19 000 idiots dans l'assistance, soit c'est vous qui ne comprenez rien au foot. Il y a quelque chose, a laissé tomber Eullaffroy, qui ne faisait que s’échauffer.
On a vraiment l’impression qu’ils nous prennent pour des moins que rien. Il y a un manque de respect total. Et quand on a l’impression, face à ces gens, qu’on est des ignorants du jeu, c’est problématique. Et ce n’est pas la première fois. On va recevoir une belle lettre d’excuses de la MLS. Voilà.
Une lettre et une amende, fort probablement. Ça ne fera pas si mal si, au bout du compte, le CF se sert de cette épisode comme rampe de lancement pour sa fin de saison. L'équipe est invaincue à ses quatre derniers matchs (une victoire, trois nuls) et n'est malgré tout qu'à trois points de la 9e place dans l'Est.
Il y a un coup à jouer. Et, maintenant, il y a Alexis.


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