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La F1 arrive à Montréal en quête de réponses

2 weeks ago 25

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Un cocktail de circonstances fait en sorte que le Grand Prix du Canada devrait offrir de véritables réponses quant à l'état des forces en F1, et des rebondissements nombreux en course.

En plus d’assurer le spectacle, le circuit Gilles-Villeneuve donnera aux équipes et aux partisans un portrait un peu plus clair de la hiérarchie actuelle.

Montréal est toujours un bon pari pour une course mouvementée. C’est d’autant plus vrai cette année, avance Sandrine Garneau, cheffe de l’exploitation de Bell GPCanada, qui est l'organisateur du Grand Prix.

Nous avons eu deux courses annulées à cause du conflit au Moyen-Orient, et la réglementation a été modifiée au Grand Prix de Miami. Donc, on arrive à Montréal sur un circuit relativement ancien, avec des murets très proches et des voitures qui ne sont pas rodées. J’ai hâte de voir ce que ça va donner, parce qu’on s’enligne vers un spectacle intéressant.

La météo s’annonce un peu spéciale dimanche. Ce qu’on verra vendredi et samedi ne sera pas nécessairement représentatif de ce qu’on verra dimanche. Ça sera un bon week-end.

Gare à la décharge de batterie

Il a souvent été question du nouveau cadre technique pour 2026, et de son infâme répartition 50-50 de la puissance entre les moteurs électrique et thermique.

Montréal posera un problème similaire à celui de Miami, où le circuit se termine avec une série de lignes droites sans occasion de freinage, et donc de recharge de batterie.

Résultat : les pilotes, déjà sollicités par le freinage très technique du circuit Gilles-Villeneuve, devront essayer de garder juste assez d’énergie électrique pour éviter le derating, l’épuisement de la batterie avant la fin du tour.

Comme aux autres courses, on va voir quelqu’un dépasser, mais épuiser sa batterie et se faire repasser, prédit le pilote québécois Lance Stroll. On va voir. À chaque course, on comprend encore mieux la réglementation.

Son coéquipier Fernando Alonso nous a offert une description, disons, plus froide de ces dépassements. Il y aura de l’action sur les lignes droites, quand la voiture devant aura épuisé sa batterie. Elle aura 500 chevaux en moins, alors vous sortez de la trajectoire pour l’éviter et vous la dépassez.

Au moins, comme nous l’a dit Lance Stroll, le châssis 2026 plus petit et plus léger, sur papier, devrait mieux absorber les vibreurs que les pilotes attaquent très fort ici.

Attention : pavé trop (!) lisse

Toujours au sujet de la piste : comble d’ironie pour tous ceux qui ont le plaisir de rouler à Montréal, l’asphalte du circuit Gilles-Villeneuve est… si lisse qu’il pose problème, aux dires du pilote Haas Oliver Bearman.

Les circuits avec une surface très lisse donnent très peu d’adhérence, donc ils sont très exigeants sur le plan de la traction. L’an dernier, nous avions des gommes très tendres, ce qui provoquait le grainage des pneus. On devra surveiller ça pendant toute la fin de semaine.

Il fait nettement plus frais pour le Grand Prix 2026 que par les années passées, mais ce n’est pas une mauvaise nouvelle, selon le jeune Britannique. Quand il fait plus froid, on peut simplement pousser plus fort.

Comme si ce n’était pas suffisant, la pluie pourrait s’inviter dimanche, pour la course. Montréal s’améliore beaucoup pendant la fin de semaine; la piste, typiquement, évolue beaucoup d’une séance à l’autre, nous a dit Fernando Alonso. Et en plus, s’il pleut dimanche, tout le monde repart à zéro.

Premier moment de vérité, vendredi, à 12 h 30, lors de la seule et unique séance d’essais libres.

Des activités extracurriculaires

Max Verstappen a fait beaucoup parler de lui après sa participation aux 24 Heures du Nürburgring en catégorie GT. Le quadruple champion du monde, victime de problèmes mécaniques, a terminé en 37e position, mais la course a attiré beaucoup d’attention dans le paddock.

La Mercedes-AMG GT de Max Verstappen dans les puits.

Max Verstappen a participé aux 24 Heures du Nürburgring en catégorie GT3.

Photo : Gracieuseté : verstappen.com

Max a démontré que toutes les catégories de sport automobile ont leur attrait, l’endurance c’est quelque chose d’unique dans notre univers, a reconnu Oliver Bearman. Max a gagné quatre titres mondiaux, il est peut-être le meilleur pilote sur la grille. Je pense que faire d’autres courses comme ça pendant une saison, ça se mérite.

Est-ce que Bearman a envie d’essayer lui aussi? Je trouve qu’on en fait assez avec la F1!

La piste est incroyable, c’est certain que j’aimerais y courir un jour, a dit Kimi Antonelli.

Je trouve ça super intéressant de laisser les pilotes faire d'autres séries, a ajouté l'analyste Bertrand Godin. On a longtemps idolâtré les pilotes de F1 parce qu'ils ne prenaient pas le risque de se faire battre dans d'autres séries. Je compare le sport motorisé à la musique. Un trompettiste n'est pas meilleur qu'un pianiste. Chaque instrument, comme chaque voiture de course demande des qualités différentes.

C’est une série différente, c’est presque un sport différent, a imagé Fernando Alonso. L’Espagnol s’y connaît : il a remporté deux fois les 24 Heures du Mans en 2018 et 2019, et a tenté de compléter la triple couronne (une victoire aux 500 milles d’Indianapolis).

Alonso trouve que la participation de Verstappen aux 24 Heures du Nürburgring n’est que bénéfique pour le sport automobile.

La F1 représente, disons, 1 % du sport automobile. Quand j’ai fait les premiers tests pour les 500 milles, deux millions de personnes me regardaient sur YouTube, tout seul sur la piste. La F1 est magique, mais les autres séries aussi peuvent être magiques.

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