PROTECT YOUR DNA WITH QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe souhait de Dylan Larkin d’être échangé a créé une onde de choc dans la Ligue nationale de hockey (LNH) et attisera l’intérêt des équipes à la recherche d’un joueur de centre de premier plan.
Après 10 saisons consécutives sans participer aux séries, le capitaine des Red Wings de Détroit en a assez et veut rejoindre les rangs d’une équipe plus compétitive.
Selon la collègue Helene St. James du Detroit Free Press (nouvelle fenêtre), Larkin aurait soumis au directeur général Steve Yzerman une liste de seulement trois formations auxquelles il voudrait être échangé, soit les Golden Knights de Vegas, les Panthers de la Floride et le Wild du Minnesota.
Pas de Canadien de Montréal dans le lot.
Il ne fait aucun doute que Larkin serait fait sur mesure pour le CH, mais deux contraintes majeures compliquent la donne.
Il y a d’abord les vœux du joueur, qui semblent alignés sur ceux de plus en plus d’Américains qui manifestent leur préférence à jouer aux États-Unis. Des joueurs de renom, qu’il s’agisse de Matthew Tkachuk ou de Quinn Hughes, ont orienté le marché avec succès et manœuvré pour aller là où ils le souhaitaient.
C’est visiblement ce que Larkin tente de faire en ayant déterminé trois des destinations les plus prisées de la LNH.
Cette demande place Yzerman dans une situation impossible, car il était à la recherche de renfort au centre avant même que Larkin exprime le vœu de lever les feutres.
Avec aussi peu d’équipes avec lesquelles il peut discuter – Larkin possède une clause de non-échange pour encore cinq ans –, Yzerman a très peu de pouvoir de négociation.
L’autre facteur est lié à la direction philosophique que prendra le DG, ce qui risque de définir le genre d’actif qu’il cherchera en retour.
Peut-il espérer obtenir, en retour de son capitaine, suffisamment d’actifs de la LNH pour rester à flot et continuer de cibler une présence en séries, ou est-ce que le départ de Larkin enclenchera irrémédiablement une reconstruction à Détroit?
Ce qui n’aide pas Yzerman, c’est que le besoin d’un joueur de centre n’est pas urgent en Floride ni à Vegas. Le Wild aurait grand besoin de Larkin, mais il n’a pas énormément d’actifs à offrir. Même pour l’avenir, il s’est déjà hypothéqué au moment de faire l’acquisition de Hughes.
Qui sait si les Red Wings ne demanderont pas à Larkin d’allonger quelque peu sa liste au lieu de se contenter de ce que lui offrira l’une de ces trois équipes. Yzerman ne laissera sûrement pas un joueur dicter la ligne directrice de son équipe.
Mais jusqu’à ce que cela se produise, le Canadien aura de la difficulté à être impliqué dans le dossier.

Nico Hischier
Photo : Getty Images / Bruce Bennett
Nico Hischier
Le Suisse Nico Hischier écoulera la saison prochaine la dernière année d’une entente de sept ans avec les Devils du New Jersey. Leur nouveau directeur général Sunny Mehta doit déterminer le niveau d’intérêt de Hischier à s’engager à long terme, puis s’entendre avec lui durant l’été.
Comme l’indiquait le confrère Alexandre Gascon en marge du camp d'évaluation en vue du repêchage de la LNH, l’intention première du centre de 27 ans serait bel et bien de rester avec les Devils, même si Hischier voudra être rassuré par le chemin qu’entend emprunter le nouveau DG.
Mais si le train déraille et que le cœur du capitaine des Devils n’y est plus, il deviendra immédiatement l’un des joueurs les plus demandés sur le marché.
Hischier est un deuxième centre élite et un candidat tout aussi justifiable au trophée Selke que peut l’être Nick Suzuki. À l’instar de Larkin, il répondrait au besoin du CH d’ajouter un centre gaucher capable de gagner des mises en jeu, de contribuer sur 200 pieds et d’être assez bon pour doter l’équipe d’un deuxième trio menaçant.
En revanche, les Devils sont une équipe dans la fleur de l’âge. Se rajeunir? Pourquoi pas. Reconstruire? Oh que non. Hormis les choix au repêchage et les espoirs, le Canadien aurait-il les éléments pour soumettre une offre compétitive aux Devils afin de leur arracher Hischier?
Ceux-ci ont déjà besoin d’ajouter du talent en attaque et ont besoin d’un gardien qui les amènera à bon port.
Cela dit, dans l’éventualité où l’Helvète demanderait un changement de décor, il pourrait plus ou moins décider de sa prochaine destination. Et s’il était vraiment intéressé par Montréal, soumettre la meilleure offre parmi 31 équipes ne revêtirait plus le même enjeu.
Tout cela demeure cependant de la conjecture, car Hischier pourrait très bien rester au New Jersey.

Mason McTavish
Photo : Associated Press / Jayne Kamin-Oncea
Mason McTavish
À quel point est-ce un drapeau rouge lorsqu’un joueur est laissé de côté lors de deux matchs consécutifs au deuxième tour des séries?
McTavish vient de jouer la première saison d’un contrat de six ans lui rapportant sept millions de dollars par année, une entente obtenue au terme d’une dispute contractuelle qui lui a fait rater le camp d’entraînement. Le même genre de bras de fer que Trevor Zegras et Jamie Drysdale ont vécu… avant de plier bagage.
McTavish n’a jamais été capable de se mettre en marche cette saison. Avait-il simplement une mauvaise année dans le corps, ou était-ce le signe qu’il peine à élever sa carrière au niveau supérieur?
Le centre de 23 ans a atteint des sommets personnels en 2024-2025 avec 22 buts et 52 points en 76 matchs. La saison dernière, il a régressé à 41 points, sa plus mince récolte en quatre ans dans la LNH, et son temps d’utilisation a été le plus faible. À noter également qu’à partir du 1er février, il n’a franchi le cap des 15 minutes d’utilisation qu’à 6 reprises en 38 matchs, séries incluses.
Les Ducks pourraient se servir de McTavish pour améliorer d’autres pans de leur formation et profiter de la rareté des centres sur le marché pour maximiser ce qu’ils pourraient obtenir en retour de McTavish.
Ce dernier a été sélectionné au 3e rang du repêchage de 2021, et il pourrait très bien rebondir l’année prochaine, mais il n’est pas un patineur rapide et n’est pas le plus efficace défensivement non plus.
Le niveau de risque associé à McTavish est beaucoup plus élevé qu’avec Larkin ou Hischier, mais le coût d’acquisition serait moins prohibitif.
À l’interne
Cela ne date pas d’hier que les amateurs du Canadien attendent l’arrivée d’un centre de deuxième trio. Le président aux opérations hockey Jeff Gorton avait badiné à ce sujet au bilan de fin de saison l’an dernier. Gorton avait ajouté plus sérieusement qu’un trio pouvait parfois être mené offensivement par un ailier plutôt que par un joueur de centre. Le dirigeant croit qu’à terme Ivan Demidov sera capable de remplir ce mandat.
Si les candidats pour pourvoir le poste de deuxième centre sont trop rares – il semble que Robert Thomas ne soit plus sur le marché (nouvelle fenêtre) – ou si le Canadien n’est pas en position de faire leur acquisition, d’autres scénarios devront être étudiés.
L’organisation pourrait choisir d’utiliser des actifs pour ajouter un ailier de premier plan, comme le laissaient croire les rumeurs qui envoyaient Matthew Knies à Montréal à la date limite des échanges. Avec un ailier de plus de calibre top 6, le deuxième trio serait moins vulnérable l’an prochain dans l’optique où l’on voudrait donner une autre occasion à Oliver Kapanen ou à Alex Newhook dans ce rôle.
Cette solution aurait des airs de compromis, mais elle permettrait à moyen terme de préparer le terrain pour l’arrivée de l’espoir Michael Hage.
Demidov ainsi que Juraj Slafkovsky ont par ailleurs montré dans leur style de jeu des traits s’apparentant à ceux d’un centre. Le Canadien pousserait-il l’audace jusqu’à convertir l’un des deux en joueur de centre? La démarche peut être périlleuse, comme nous l’a appris l’expérience de Jonathan Drouin, mais l’idée mérite d’être soulevée.
Chose certaine, le renforcement de la ligne de centre est un besoin chez le Canadien, mais ce n’est pas le seul. Si aucune décision externe ne se dessine, Gorton et Hughes devront se montrer créatifs et trouver des façons de renforcer l’équipe autrement.


9 hours ago
2














English (US) ·
French (CA) ·