Language Selection

Get healthy now with MedBeds!
Click here to book your session

Protect your whole family with Orgo-Life® Quantum MedBed Energy Technology® devices.

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Après avoir tout donné, Gallagher sort par la porte de côté

5 days ago 18

PROTECT YOUR DNA WITH QUANTUM TECHNOLOGY

Orgo-Life the new way to the future

  Advertising by Adpathway

Blessé au plus profond de son identité, l’un des plus valeureux guerriers de l’histoire du Canadien a pleuré lundi matin avant de quitter le vestiaire de l’équipe pour la dernière fois.

L’histoire des grandes organisations sportives s’écrit au fil des victoires, des défaites, de cruelles déceptions et parfois de championnats. À travers tout cela, quelques rares joueurs parviennent parfois - très rarement - à surmonter des épreuves ou à créer des moments qui se cristallisent à jamais dans la mémoire collective des partisans. Brendan Gallagher est l’un de ces joueurs.

Les plus vieux partisans du CH ont appris de la bouche de leurs parents que Maurice Richard a inscrit deux buts dans un septième match disputé face aux Bruins en 1952. Et qu’avant de marquer ces buts, le Rocket avait été assommé et coupé à la tête par Léo Labine. Cette scène a même été reprise au cinéma.

Les gens parlent encore du valeureux capitaine Bob Gainey qui avait disputé les séries éliminatoires de 1984 malgré deux épaules disloquées.

 Tellement hockey

Ces derniers jours, en apprenant le décès soudain de Claude Lemieux, des dizaines de milliers d’amateurs ont instantanément revu dans leur tête le but gagnant que Pepe avait inscrit en 1986 dans le septième match de la série Canadien-Whalers.

Et lorsqu’il est question de Patrick Roy et de la conquête de 1993, l’image qui traverse les époques est incontestablement celle du clin d'œil narquois que Roy avait servi à Tomas Sandstrom, des Kings de Los Angeles, dans le quatrième match de la finale.


Le moment de Brendan Gallagher est survenu en août 2020, en pleine pandémie, durant les séries éliminatoires disputées dans la bulle sanitaire de Toronto.

Dans une série opposant le CH aux Flyers, le défenseur Matt Niskanen avait cassé la mâchoire de Gallagher en lui servant délibérément un épouvantable double-échec au visage. Un geste vicieux qui n’a jamais été puni. En guise de réponse, l’attaquant du Canadien s’était installé au banc, la bouche dégoulinante de sang et, sourire en coin, il avait tout simplement continué à narguer les joueurs des Flyers!

Brendan Gallagher, la bouche ensanglantée, se plaint à l'arbitre. Aucune pénalité n'a été décernée sur la séquence.

Brendan Gallagher, la bouche ensanglantée, lors de ce fameux match contre les Flyers.

Photo : Getty Images / Elsa

Gallagher n’est pas un bagarreur. Mais il est sans contredit l’un des joueurs les plus durs à avoir jamais porté le chandail de cette équipe. Pendant plus d’une décennie, personne n’a mieux illustré que lui ce que constitue l’ADN historique du CH. Pour cette raison, j’ai souvent argué qu’il est l’un des rares joueurs des 30 dernières années qui auraient pu percer la formation du Canadien à n’importe quelle époque, même lors des deux grandes dynasties.

Quelque mois après les séries de 2020, le directeur général Marc Bergevin avait eu beaucoup de peine à retenir ses larmes en annonçant une prolongation de contrat de six ans consentie à Gallagher. Les négociations avaient été difficiles mais l’ex-DG adorait Gally. Les deux hommes avaient fait leurs débuts à Montréal en même temps. Ému, Bergevin avait notamment raconté que malgré sa fracture subie face aux Flyers, le petit ailier s’était obstiné avec les thérapeutes qui tentaient de l’amener au vestiaire.

Il ne voulait pas quitter la partie! Il ne voulait pas rater une présence sur la patinoire, avait témoigné l’ex-DG du Canadien, incrédule. Bergevin avait par ailleurs souligné qu’en 20 ans de carrière à titre de joueur, il n’avait jamais eu la chance de côtoyer un coéquipier de la trempe de Gallagher.

Deux joueurs se chamaillent sur la glace.

Brendan Gallagher lors d'une altercation avec Patrik Nemeth, des Rangers de New York, en octobre 2021.

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

Avant ces séries de 2020, durant la saison régulière, Gallagher avait par ailleurs pris un risque énorme en revenant au jeu prématurément après avoir subi une commotion cérébrale. Et avant de subir cette fracture au visage à Toronto, il jouait déjà en dépit d’une déchirure à un fléchisseur d’une hanche.

C’est un vrai de vrai toffe, comme on dit chez nous.


Il reste encore une année à disputer à cette prolongation de contrat de six ans qu’avait annoncée Marc Bergevin en octobre 2020. Mais Brendan Gallagher l’écoulera sous d’autres cieux.

Bergevin a souvent été critiqué pour cette entente (totalisant 39 millions $) que certains jugeaient trop généreuse. Quand on est assis dans son salon, il est toutefois difficile d’évaluer combien vaut une culture gagnante et combien vaut un type prêt à se rompre les os à répétition pour remporter des matchs.

Quand ce contrat avait été scellé, soulignons par ailleurs que Gallagher était depuis trois ans l’un des 11 meilleurs buteurs parmi les ailiers de la LNH. Il avait notamment inscrit 72 buts à forces égales durant cette période, ce qui le plaçait au 5e rang de la ligue devant Brad Marchand (70) et David Pastrnak (71).

Pour comprendre ce qui s’est passé à Brossard lundi et ce que Gallagher a vécu au cours des dernières semaines, il vaut la peine de se rappeler dans quel contexte cette entente avait été signée. En 2020, le Canadien venait de traverser le pire quinquennat de son histoire. L’équipe avait été exclue des séries quatre fois et elle avait été éliminée au premier tour à sa seule participation au tournoi printanier.

Et au moment d’aborder publiquement une éventuelle prolongation de son association avec le Canadien, Gallagher n’avait pas parlé d’argent.

(...) Je ne dirai pas que l’argent n’est pas important. C’est l’occasion d’être à l’aise pour la vie. Tout le monde rêve à cela. Par contre, ça ne vient pas au sommet de mes priorités. Être un gagnant, c’est ce qui importe à mes yeux. Je voudrais être reconnu comme un champion et ne pas avoir de regrets à la fin de ma carrière, avait-il plaidé.

Pour moi, le plus important, c’est de gagner. Tout le monde aime faire de l’argent et vivre dans une ville agréable. Il s’agit de choses importantes. Mais vous devez comprendre ce qui prime et, pour moi, c’est de gagner, avait-il martelé, plaçant du même coup un fer rouge sous les fesses de Bergevin.


La pandémie ayant provoqué un effondrement du marché dans la LNH, le DG du Canadien en avait profité pour acquérir successivement Josh Anderson, Tyler Toffoli, Ben Chiarot, Jake Allen, Corey Perry et Eric Staal.

Et ce n’est qu’après ces acquisitions que Gallagher avait paraphé son contrat.

Le reste appartient à l’histoire. Ragaillardi par ces injections de talent, le Canadien a participé à la finale de la Coupe Stanley à l’été 2021. Mais lourdement hypothéqués, Carey Price et Shea Weber sont ensuite définitivement tombés au combat et l’équipe a immédiatement été plongée dans un changement de garde et une nouvelle reconstruction.

Un joueur sourit en narguant des adversaires.

Brendan Gallagher lors du cinquième match de la série entre le Canadien et les Golden Knights en demi-finale de la Coupe Stanley, en juin 2021.

Photo : Associated Press / John Locher

Même si les blessures ne l’avaient pas épargné et qu’il avait ralenti, Gallagher a continué à prêcher par l’exemple et à fortement contribuer au développement des jeunes au cours des dernières années.

Lundi à Brossard, les témoignages de ses coéquipiers étaient extrêmement éloquents. Il m’a montré qu’on pouvait foncer partout tête première, a spontanément lancé Juraj Slafkovsky.

Nous, les plus jeunes, avons tous appris de lui, a renchéri Kirby Dach.

Je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui déteste plus la défaite que lui, a pour sa part confié Phillip Danault.

Des joueurs félicitent un coéquipier.

Brendan Gallagher félicité par ses coéquipiers après avoir marqué contre les Panthers de la Floride, le 30 mars 2025.

Photo : Associated Press / Marta Lavandier


Alors que s’écoulaient les derniers matchs du calendrier régulier, Gallagher a vu Martin St-Louis rayer son nom de la formation de plus en plus souvent. Ce dénouement était prévisible. Il avait clairement ralenti et il n’avait marqué que sept buts. Ces douloureuses exclusions de l’alignement se sont poursuivies à répétition durant les séries, sauf quand on l’a brièvement réinséré dans la formation dans les 5e, 6e et 7e matchs de la série CH-Lightning.

Gallagher a d’ailleurs fourni une précieuse étincelle à l’équipe dans le cinquième match en fonçant vers le filet et en marquant dès la troisième minute de jeu dans une victoire de 3-2.

Âgé de 34 ans, à son corps défendant, Gallagher se voit donc poussé vers la porte de sortie.

Emporté par l’émotion, il a craqué dès ses premiers mots. Il se disait encore chaviré par le soutien que lui avaient offert ses coéquipiers quand sa mère est décédée d’un cancer au printemps 2025.

Un homme ému répond à des questions.

Brendan Gallagher a versé quelques larmes au bilan du Canadien

Photo : La Presse canadienne / Christinne Muschi

Ma mère était tellement fière que je porte le chandail des Canadiens de Montréal, a-t-il expliqué avant de prendre une longue pause pour se ressaisir.

À son retour devant les micros, on a par ailleurs senti qu’un autre événement l’avait particulièrement blessé au cours des derniers jours. Même lorsque l’équipe se faisait littéralement écraser par les Hurricanes et qu’elle ne montrait plus de signes vitaux, son entraîneur n’a plus daigné faire appel à ses services.

Je pensais que j’allais jouer (…). Je suis sûr que j’aurais pu aider et que j’aurais pu entraîner mes coéquipiers dans la bataille, mais je n’ai pas eu cette chance, a-t-il souligné.

Après tout ce qu’il avait donné, cette ultime rebuffade a dû faire extrêmement mal.

Le temps est donc venu d’aller jouer ailleurs. Et Kent Hughes a promis d’agir avec grand respect pour permettre à ce valeureux vétéran de terminer sa carrière dans l’environnement de son choix. Ce sera la moindre des choses.

Un jour, Brendan Gallagher portera le flambeau avant un match des séries éliminatoires. Les gens se souviendront alors qu’il était l’un des plus grands compétiteurs de l’histoire de cette équipe. Et ils parleront de ce jour où il a continué de sourire après s’être fait casser la mâchoire.

Read Entire Article

         

        

HOW TO FIGHT BACK WITH THE 5G  

Protect your whole family with Quantum Orgo-Life® devices

  Advertising by Adpathway